HONNEURS RENDUS A VOLTAIRE
D'un triomphe si mérité La mémoire est insigne et doit être éternelle. La gloire, qui n'eut point d'amant plus digne d'elle,
N'en aura pas de mieux traité.
IV. — L'indulgente tolérance du comte d'Houdetot, accordée par besoin de réciprocité, avait permis à sa femme de couler d'heureux jours dans la compagnie de Saint-Lambert. Elle lui en fut reconnaissante, et songea à accoupler quelques rimes en l'honneur de ce mari débonnaire.
POUR LE COMTE d'HOUDETOT.
Par vos soins j'ai vu d'âce en âge S'étendre et s'embellir un sort plein de douceur. Si le temps fit notre bonheur, Il a respecté son ouvrage.
Aussi chéri que respectable époux, Vivez longtemps au gré de mon envie ; Vous avez consolé tous les maux de ma vie, Rien ne pourrait me consoler de vous !
Comme le seigneur Jupiter, dans V Am'phitryon de Molière, l'aimable comtesse, on le voit, savait « dorer la pilule ». Si le comte d'Houdetot eût fait des vers, nul doute qu'il n'eût répondu sur le même ton de galanterie et d'estime.
Y. — Nous pensons que la pièce suivante n'a jamais été publiée. Elle nous a été communiquée par un de nos meilleurs amis, M. Julien Ponsin, architecte à Montmorency. Nous avons tenu dans nos mains le manuscrit original, et nous l'avons examiné avec un grand intérêt.