I.E BARON
Ah ! une trahison !
DURAND
Non... une précaution... (Montrant la lettre.) ceci représente la fortune des Saint-Géran tout entière... j’en veux avoir ma petite part; c’est ma garantie... (u ta met dans *a poche.)
LE BARON
Ainsi tu te défies de moi... cependant ton passé m’est connu; j’aurais pu dire cent fois qui tu étais, non pas Durand, mais le nommé burandin, condamné jadis à dix ans de galères pour vol sacrilège et redevant encore quatre années à l'État... Eh bien! t’ai -je jamais trahi?
DURAND
Non... c’est vrai... mais l’idée pourrait vous en venir, et comme je n’ai, moi, aucun document positif pour prouver que ce beau nom de baron d’Aubetcrre , qui vous a valu un si riche mariage, n’a aucun rapport avec celui de vos ancêtres...
LE RARON , s'efforçant de le faire taire.
Allons... pas de folie !.. Garde cette lettre et songeons à l’essentiel... '
DURAND
L’essentiel, c’est votre fille, que vous devez avoir hâte d’embrasser... Allons, venez, venez, heureux père ! (ils sortent par
le fond.) *