‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 14 sur 122 · I.E BARON · texte numérisé non relu

I.E BARON

Ah ! une trahison !

DURAND

Non... une précaution... (Montrant la lettre.) ceci représente la fortune des Saint-Géran tout entière... j’en veux avoir ma petite part; c’est ma garantie... (u ta met dans *a poche.)

LE BARON

Ainsi tu te défies de moi... cependant ton passé m’est connu; j’aurais pu dire cent fois qui tu étais, non pas Durand, mais le nommé burandin, condamné jadis à dix ans de galères pour vol sacrilège et redevant encore quatre années à l'État... Eh bien! t’ai -je jamais trahi?

DURAND

Non... c’est vrai... mais l’idée pourrait vous en venir, et comme je n’ai, moi, aucun document positif pour prouver que ce beau nom de baron d’Aubetcrre , qui vous a valu un si riche mariage, n’a aucun rapport avec celui de vos ancêtres...

LE RARON , s'efforçant de le faire taire.

Allons... pas de folie !.. Garde cette lettre et songeons à l’essentiel... '

DURAND

L’essentiel, c’est votre fille, que vous devez avoir hâte d’embrasser... Allons, venez, venez, heureux père ! (ils sortent par

le fond.) *

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