SCÈNE III
Les mêmes, LA COMTESSE.
LA COMTESSE; elle entre vivement par la droite, et jette un regard rapide sur les deux hommes, puis, prenant soudainement une physionomie souriante. — - A Novailles.
Ah ! vous n’ètes pas seul...
JACQUES ,^à part, la regardant.
Elle écoutait!., (il renfonce les papiers dans sa poche.)
NOVAILLES.
Vous, chère comtesse! que voulez-vous?..
Ah! mon Dieu, vous avouer un désir...
NOVAILLES.
Lequel ?
LA COMTESSK.
Quand vous êtes allé à Vienne, il y a un mois, vous m’avez demandé de vous accompagner...
NOVAILLES.
Et vous avez cruellement refusé de venir charmer mon exil...
Eh bien! voyez un peu, monsieur le comte, il m’est venu aujourd’hui une passion subite de voir l’Allemagne... oh! mais, une passion !
JACQUES, & part.
Elle partira.
Ne parlez-vous pas demain soir?
novaili.es.
J’avais pris une autre résolution au sujet de laquelle j'ai écrit au roi ce matin; mais du moment que vous consentez à m’accompagner...
Alors, nous ferons le voyage ensemble.
NOVAILLES.
Comtesse, vous me surprenez et mécontentez singulièrement tout à la fois!...
JACQUES, s'inclinant devant la comtessse qui le regarde.
Madame la comtesse, vous allez quitter la France... m'est-il permis de solliciter de vous une grâce?...
En quoi puiis-je vous être utile?...
JACQUES
Il s’agirait simplement d’ajouter quelques mots de recommandation à un placet que je vais écrire ici, si vous voulez bien le permettre...
Ecrivez. (Jacques s'incline devant le comte.)
NOVAILI.ES. *
Ne vous gênez donc pas, mon cher Monsieur. (Jacques va s’asseoir près de la table et écrit. Novailles reprend après un silence.) Com-
Jesse!
Quoi?... . -
NOVAll.LES, d’un ton grave.
Là, de bonne foi , est-ce sérieusement que vous parlez de m'accompagner à Vienne?.,.
LA COMTESSE, d’un ton indifférent.
Pourquoi en douteriez-vous, monsieur le comte ?
JACQUES, se levant et venaut avec sa lettre à la main.
Si madame la comtesse veut bien jeter un coup d'œil...
LA COMTESSE, prenant et lisant pour le public.
« Je sais dans quelle dangereuse entreprise vous .'avez jeté