LA COMTESSE UL NOUILLES
THOMAS
Ah-, monsieur I** comte!
REAlTORT.
Sais tu, drôle, que je commence à croire que ce nYst pas Comme lu l as dit autrefois, un coup de soleil que lu as sur le nex!...
THOMAS
Oh ! je tous assort. ..
BEAlTuRT.
Par M* u ! je tais fort bien que mou intendant t'a chassé, il y a sis mois, pour causa* d'intempérance.
THOMAS
Oh! si on peut dire...
READFOAT.
Ah ci!... combien de niait ros as-tu fait depuis que tu m'as
THOMAS
Dix-sept, monsieur le comte.
■Médit, riant.
Toujours le môme... et aujourd'hui?..
THOMAS
Aujourd'hui? je suis jardinier ici, au clultuau de SavcuetMe.
SCÉSE II.
Les Mtxcs, l.B BARON If Al BETERRE.
ptAUFORT.
Ah! monsieur le baron d'Aubulerrc, tous êtes eu retard!... liais, qu’avez -voué donc, vous paraisse* tout inquiet ?
LF. HARO*.
La position de ma femme en est cause, Messieurs D'un moment à l'autre, cette nuit peut-être, on peut venir m’apprendiv ici que je suis père... et vous comprenez que l'attente d'un tel bonheur. . Je n'aurais même pas quitté son chevet, si je n eusse appris le retour subit de mon cousin de Savencuse, arrivé hier soir, dit-on, de l'armée de Flandre...
HUOFOKT,
Où il a fait, malgré son Ag>*, dos prodiges de valeur. El, vous le voyez, nous avons improvisé une petite fût'* pour célébrer son retour, (les braves iay.«an* ont dévasté leurs jardins pour loi faire hommage, et dans un in- tant nous aurons liai aux flaubcaui. Vnu< scividus nôtre**, nVst-cc pa»?
LK BARON
Assurément!.... mais je suis venu surtout pour présenter mes fclioit.il ions à ce cher marquis.
BKACFORT, riant.
Convenez, clier baron, que votre visite a bien encore un autre motif...
LE HAROS.
Comment?
RFA’ VORT.
M.ds. vous savez bien... celte charge de gouverneur de Mndras qui a été jadis exercée |mr votre père, et qu'on vous refuse avec tant d'injustice. Voua pensez ponvuir l'obtenir par la protection de M. de Savencuse.
LK BARON
Et qu’en pensez-vous, vous-même?...
BEAL PORT.
Je pense que le roi n’a rien u refuser & un général victorieux...
LE BARON
C'c>t aussi mon avis. Mais, où est-il donc ?
RBAUPOttT.
Il est allé savoir si sa fille, mademoiselle Pauline de Savenctisc, pourra figurer à un quadrille.
LK BARuN.
Comment! est-ce que?..
BEAOFORT.
Il l’a trouvée assez malade en arrivant.,.
LE BARON
Oh ! je veux m informer...
BEUFORT.
Là, dans ce pavillon...
LE BARON
Mille grâces... (il mtr# d»» u i«>.iion » droit#.)
CHAVICNT.
Ah ça! qu’ctt-ce doue que ce baron d’Àuhrtcrrc? le croyais que le dernier rejeton de ivtle famille était mort en Amérique, •I y a une quinzaine dannccs.
UEACFORT,
On l’a dit en effet, mais c'était un faux bruit, puisque ic
voilà.
cH«vicxr.
Il doit être frt riche, car s«m pèro en mourant a Ma* Iras, a laissé, dil-.ui, une fortune colossale. .
BEAUrORT.
Qu’il a dévmvt: m quelque- année». Dennis il a absorbé cinq à six I ié ri I agr s t m dernier lieu la dot de sa femme, «ne demoisH'i! de Saiiii-Géran, petite cousine des Savencuse, qu’il n’a épomcc que pour soncoffp*-fort
CHWICHT.
A ton compte, il ne lui resterait dune plus rien ?
BEUFORT.
Si fait... du magnifiques ê-pérances du côté de sa r«*mrtm. Et c'est ce qui explique son désir d'être père: car, s’il avait la douleur de la perdre avant i|uVlle nc-lui ait donne nn enfuit...
CHAVICNT.
Il verrait s’évanouir tout ce beau rêve... c'est ju*tc (Le* porte» «in pAMitoft *'ourr#m. Ali! voici monsieur do Savciicu-e et sa fille...