SCÈNE XV
Les MÊMES, JACQUES, masqué et en domino bleu bordé de rouge, MARGUERITE, à ran bras, puis BERTINJ.
(chuchotement et agitation an fond. — La foula aa range an dent hâlca.) NOVAILLES, regardant an fend.
Ah çà! on parait bien ému, là-bas!
LE BARON, à part.
Ehl ce domino, le roi!... tfûel empressement!
LA COMTESSE, l part.
Bleu cl rouge... est-ce que ce serait...
NOVAILLES.
Mais qu’y a-t-il donc?
SOUVRÉ
Il y a, cher comte, que les affaires se gâtent.
NOVAtLLtS.
Tu cs bien bon.... je les crois toutes gâtées; mais, bah ! le roi ne sera pas inexorable...
MARGUERITE, I Jacques.
Que signifient donc tous ces regards fixés sur nous... (un vaiat
da chambre du rai paratl au fond et «a perler à M. da Cbaelgny.)
LE RARON.
La livrée du roi!...
CUAVtGNT.
Monsieur le capitaine des gardes!
d’ëpernon.
Qu’y a-t-il?
CUAV1GNT.
Vous èles de garde demain au petit lever.
d’kpernon.
Aux Tuileries, je le sais.
CNA VIGNY.
Non, cher duc, le roi est parti ce soir pour Vcrsalles.
TOUS
Parti!
LE BARON, regardant Jacques, à part.
Mais alors, cet homme...
d’épernon.
Qu’y a-t-il donc sous ce domino?
En effet, c’est étrange.
JACQUES, bat.
Venez, Marguerite, ne vous ai-je pas dit que je vous rendrais l'amour de Gaston.
d’ÈPERNON, arrêtant Jacques du geste.
Permettez, Monsieur... (Au baron, CB désignant Ja-qurs.) Monsieur le baron, des soupçons étranges circulent sur cet homme, et il me semble qu’il est de voire honneur de savoir qui il est.
MARGUERITE
Mon Dieu!... que signifie!...
Mais, si c’était...
RERTINI, qui a’est vivement rapproché d’elle, baissant U toK.
Laissez faire... vous veus rappelez cct homme que vous m’avez dit de suivre?...
Eh bien?
RERTINI.
C’est lui!
JACQUES, à part.
Impossible maintenant d’emmener Marguerite.
d’êpkrnon.
Eh bien! monsieur le baron?
LE BARON
Vous avez raison, monsieur le duc, et j’exige que cet homme se démasque.
JACQl'RS, retenant Marguerite, baissant U voh.
Marguerite, un dernier mot, et retenez-lc bien : défiez-vous de tout dans cette maison, et surtout de l’homme que votis nommez votre père!...
MARGUERITE, bat.
Mais, Monsieur...
JACQUES, bu.
A bientôt.
O’ÉPERNON, à Jacquet.
Eh bien ! vous n’entendez donc pas?
JACQUES, 4 part.
Oh! il faut pourtant que j’arrive à Saveneose avant cetta femme! Allons, de l’audaco ou tout est perdu!
d'eperkon.
Voyons, Monsieur, le masque bas!
TOUS
Oui, oui, le masque bas!
JACQUES, d’an ton fier.
Et qui donc ici ose me donner des ordres?
LA COMTESSE, 4 part.
Ce ton!
JACQUES
Messieurs, je consens à montrer mon visage à découvert, mais à une seule personne ici.
LE BARON
Ah!.. (Attenta générale.)
JACQUES
Celte personne, c’est madame la comtesse de MovaiUes.
Moi!
JACQUES
Et quand elle m’aura vu, alors vous saurez qui je suis, car il dépendra d’elle de me retenir ou de me laisser passer, (u mardi#
lentement rare la comteiee, Il m démasque pour elle Mule et la regarde.)
LA COMTESSE, »«« an cri.
Ah! (EUa roenle atterrée. — Après ua long aUenoa.) Jacques!... (U ramai aon masque et tort.)
LE BARON
C’était le roi!
LA COMTESSE, à part.
Jacques vivant!.. Oh! maintenant à Savencusc! (Elle sort «ira.
osent — Musique d'orchestre an dehors.)
LE RARON.
Mesdames, le bal continue, (u foule sort par le fond et U droite» personne n’ofTre 1e bru 4 Merguerile, qui reste la dernière des dame*, rà'cuie et absorbée. Le baron s'en aperçoit.)
LE BARON, allent 4 Marguerite.
Ma fille!
MARGUERITE, reculant av« an sentiment da répulaioa.
Ah!
LS BARON, étonné.
Eh bien?
MARGUERITE
Pardon, monsieur le baron. (Ella lui dont* la main. Tons deux sortent. — La musique jooe da dehors jusqu'à la fia da l’acte.)