SCÈNE VIII
GÉRASTE, ANGÉLIQUE, AHALASONTE
CÉRASTE.
Je n’en puis revenir.
AHALASONTE.
De quoi?
GÉRASTE
De l’homme que vous m’avez envoyé. Vous l’avez fait échapper des Petites-Maisons tout exprès pour me pousser à bout.
AHALASONTE.
Vous avez assurément pêché à la grenouillère l’animal dont vous avez sali ma chambre pour me faire pièce.
GÉRASTE
Angélique, si tu avais l’esprit assez gâté pour écouter un tel amant, je te déclare...
AHALASONTE.
Ma fille, si vous aviez l’âme assez basse pour envisager un pareil automate sans vous évanouir, je vous réponds. . ,
GÉRASTE
Que je te déshérite.
AHALASONTE
Que je vous enferme dans un couvent.
ANGÉLIQUE
Je ne m’écarterai point en cette occasion de ma soumission ordinaire, et je vous obéirai ponctuellement et à l’un et à l’autre.
Cela me parait difficile.
ANGÉLIQUE
Ne m’ordonnez-vous pas, madame, d’avoir du mépris pour Nicandre ?
AMALASONTE
Sans doute; mais je veux en même temps que vous donniez la main à Àlcidor.
ANGÉLIQUE
Ne souhaitez-vous pas, mon père, que j’aie de la répugnance pour Alcidor ?
GÉBASTE.
Apparemment; mais j’entends aussi que Nicandre sera votre époux.