‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 12 sur 97 · I. Mémoires de Souhwie, t. IV · texte numérisé non relu

I. Mémoires de Souhwie, t. IV

France aucun parti qui n'en pariât avec vénération. Deux fils lui survécurent, tous les deux d'une rare distinction et d'un caractère plus rare encore. L'aîné avait, comme son père, pris le nom de Moniigny; le second, celui de leur aïeule, madame de la Sablière. Ils avaient l'un pour l'autre l'affection la plus touchante et ne voulurent jamais se quitter. Aussi le plus âgé seul se n aria; il qou;a mademoiselle dj Gourbeton. Le plus jeune, mieux doué, était poète et musicien; tous les deux n'avaient pas dépassé l'âge des illusions quand la Révolution éclata. Ils siégeaient à la chambre des enquêtes du Parlement et remplissaient avec honneur les devoirs de leur charge. Ils étaient heureux de vivre et ils croyaient à la bonté des hommes I

François de Pangc et le monde de madame de Beaumont à l'ouverture des états généraux.

Ce fut le chevalier François de Pange qui présenta les frères Trudaine à madame de Beaumont. Ils devinrent les habitués de son cercle intime; ils initièrent cette âme ardente et déjà attristée ;au culte des lettres. François de Pange avait beaucoup fait pour l'ouvrir ; sa parenté lui avait donné des droits. Ils étaient, en effet, cousins par alliance. A défaut d'alliance, ils étaient attirés par des affinités de nature1. Leur santé était extrêmement îdélicate et donnait au son de leur voix l'émotion fréquente que leur cœur recevait des événements considérables qui se passaient sous leurs yeux.

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