‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 96 sur 97 · ARCHIVES NATIONALES (PAPIERS SÉQUESTRÉS · texte numérisé non relu

ARCHIVES NATIONALES (PAPIERS SÉQUESTRÉS

COMITÉ PERMANENT DE LA. CROIX ROUGE EN ASSEM- BLÉE GÉNÉRALE DE SECTION.

Du samedi 25 juin 1791.

Au comité permanent en assemblée générale de section est venu M. Montmorin, ministre des affaires étrangères qui a remercié la section de son activité, de sa prudence et

de ses procédés dans les diverses recherches auxquels il a été procédé, témoignant ses regrets que ses occupations exigeantes le privent de l'avantage d'entrer et de prendre part aux assemblées générales de la section.

A quoi M. le président du comité, aujiom de la section, a répondu en témoignant à M. Montmorin « qu'elle regarde comme un bonheur d'avoir employé toute la sévérité de sa surveillance sur un ministre dont l'innocence s'est trouvée aussi éclatante que son emploi ».

Signé : boucher rené, secrétaire adjoint.

TESTAMENT OLOGRAPHE DE M™0 DE BEAl'MONT.

J'ignore les formes d'un testament ; mais j'espère que, s'il y a quelque défaut dans la rédaction de celui-ci, mes héritiers c'en suivront pas moins mes dernières volontés avec exactitude.

Je laisse à Germain Couhaillon, pour lui et sa femme (ou à sa femme s'il n'existait plus), tous deux actuellement à mon service *, et depuis trente-huit ans à celui de mon père, la somme de dix mille francs une fois payée ; jusqu'au moment où on leur remettra la somme, on leur payera l'intérêt à 10 pour 100.

!e laisse de plus à la femme de Germain Couhaillon toute ma garde-robe, n'en exceptant que deux articles que je détaillerai plus bas.

. Ce sont les Saint-Germain.

Je laisse à ma vieille bonne, madame Labit, cent cinquante francs de rente en sus des deux cents livres qu'elle a déjà. La plus grande partie de ce legs est une dette. Elle s placé de l'argent sur moi.

Signé : paCline de moxtmokin.

Je laisse douze cents livres une fois payées à Melle Michelet, ancienne femme de chambre de ma mère.

Je laisse tous mes livres sans exception à François-Auguste de Chateaubriand. S'il était absent, on Jes remettrait à M. Jouhert, qui se chargerait de les lui garder jusqu'à son retour ou de les lui faire passer.

Je laisse à madame Hocquart née Pourra, ma montre d'argent et mon schall bleu de Cachemire.

Je laisse mes fourrures à Camille de la Luzerne. Voilà les deux seuls articles de nia garde-robe que je ne laisse pas à madame de Saint-Germain.

Je laisse à M. Joubert l'aîné ma bibliothèque en bois d'acajou (celle qui a des glaces), mon secrétaire en bois d'acajou, ainsi que les porcelaines qui sont dessus, à l'exception de l'écuelle en arabesque, fond d'or, que je laisse à M. Julien.

Je laisse tous les portraits que j'ai et les meubles dont je n'ai pas disposé à mon beau-frère, Guillaume de la Luzerne. Je le prie seulement d'observer que les lots de Saint-Germain, de sa femme et de ses enfants leur appartiennent, et qu'ils ont à réclamer un secrétaire, des tables, des ustensiles de cuisine dont je ne sais pas le détail; mais on peut s'en rapporter à eux pour ne déclarer que ce qui leur appartient.

Je fais Guillaume de la Luzerne mon exécuteur testamentaire, et n'ai pas la moindre inquiétude sur sa fidélité à remplir mes intentions. Je le prie d'accepter deux mille écus, bien faible gage de mon attachement pour lui.

Si ce testament est ouvert à temps, je désire être ensevelie dans une pièce d'étoffe des Indes qui m'a été envoyée par mon frère Auguste. Elle n'a de précieux que de me venir de lui.

Je ilois laisser peu de dettes : on consultera madame de Saint-Germain sur les réclamations des ouvriers. Il est possible que j'aie deux ou trois anciens mémoires qui lui soient inconnus ; mais cela ne peut guère excéder cent écus.

J'ai dans ce moment des livres à Armand SerilJy. Ils so:.t dans une malle à part ; madame de Saint-Germain les indiquera. Si j'en ai à d'autres, ils seront à part sur une planche avec le nom de ceux à qui ils appartiennent. Au reste, comme j'en emprunte sans cesse et qu'il serait possible que je n'eusse pas toujours l'attention de prendre ce soin, il faudrait s'en rapporter aux réclamants.

Je suis trop fatiguée pour faire une seconde copie de ce testament. On en trouvera le duplicata plus net dans mes papiers. Il est exactement conforme. Je compte remettre celui-ci entre les mains de madame de Saint-Germain, en cas que l'autre soit égaré.

Signé : pauline de montmorin femme divorcée de François Beaumont

Paris ce 2e florëal (15 mai 1802.

Suivent ces adresses

M. Joubert, 118, rue Saint-Honoré; madame Hocquart, rue Ferme-des-Mathurins; M. Julien, ru1 Vivienne, n°41.

Ce testament était contenu dans une première enveloppe à l'adresse de madame de Saint-Germain : on a trouvé une seconde enveloppe, cachetée de trois sceaux sur laquel e était écrit ce qui suit :

Madame de Saint-Germain ouvrira ce paquet, qui contient

mon testament; mais je la prie, si ce premier paquet est ouvert à temps, de me faire ensevelir dans une pièce d'étoffe des Indes qui m'a été envoyée par mon frère Auguste. Elle est dans une cassette.

Signé : pauline de montmorin.

Cette copie très griffonnée de mon testament doit en tenir lieu, s'il venait à se perdre. Je l'ai relue et approuvée.

Ce 18 juillet 1803.

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