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munication sur les membranes du cerveau et sur le principe des nerfs en général, il peut occasionner et occasionne en effet dans certaines personnes des étourdissements, des céplialagies, la perte de la mémoire, etc.
2° Qua plus forte raison, les ingrédients caustiques et vénéneux que la cupidité de certains marchands leur y fait mêler, peuvent produire les mêmes désordres à un plus haut degré et plusieurs autres, comme l’altération de la membrane pituitaire et les accidents qui peuvent s’ensuivre, d’où il résulte qu'on ne peut veiller avec trop de soin à réprimer les fraudes et malversations que la soif du gain fait commettre aux débitants.
3° Qu’à l’égard de la folie, qui, depuis plusieurs années, paraît être devénue plus commune dans ce pays-ci, la cause immédiate de cette fâcheuse maladie est si cachée, et jusqu’ici si peu connue, qu’il y aurait de la témérité à affirmer que l’augmentation qu’on remarque dans le nombre des insensés procède du fréquent usage d’un tabac mal préparé. Il ne paraît pas, du moins, que la passion pour le tabac, qui s’observe chez la plupart de ces sortes de malades, soit une raison suffisante pour autoriser cette présomption. Car si, d’un côté, l’on considère que l’usage du tabac est devenu si général que peu de personnes s’en abstiennent aujourd’hui, on ne sera pas étonné de voir beaucoup de fois faire usage de cette poudre; et si, d’un autre côté, on fait attention que ceux qui en ont une fois contracté l’habitude n’en peuvent supporter la privation sans éprouver les inquiétudes les plus vives, on ne sera pas surpris de voir que les fous qu’on laisse manquer de tabac en demandent avec instance à tout venant. Ils ne font en cela que ce que ferait l’homme le plus sensé qui se serait accoutumé au tabac et qui s’en verrait privé. Les fous agissent encore avec réflexion lorsqu’on les voit préférer le tabac au pain qu’on leur présente en même temps, parce qu’il ne leur est jamais arrivé de manquer de pain et qu’on les laisse souvent manquer de tabac. 11 n’y a rien en cela que de naturel.
— Octobre. — Les statuts ne sont pas encore définitivement approuvés. — Plainte de Daubigny contre Kuby, qui ne pourra faire, pendant un an, de rapports dénonciatifs sans la présence
d’un ancien ayant passé par les charges. — Il n’y a que les royaux qui aient le droit de faire des rapports en justice, à l’exclusion du lieutenant ou autres, suivant l’édit de 1692 qui fait défense aux juges d’en commettre d’autres sous peine de 500 livres d’amende. (Ruby et Mory signent les registres. — Aggrégation non signalée.)
— Rouverel se plaint à la compagnie de son garçon Cliandor. Mais on décide qu’il paraît cju’il s’agit là de plaintes personnelles dans lesquelles la compagnie n’a rien à voir; autrement on poursuivrait ce garçon suivant les règlements.
— Gravé et Pillore, prévosts, font constater par huissier l’absence, à une assemblée normalement convoquée, du greffier Drouet qui possède les clefs du cbartrier où se trouve le registre des délibérations et les pièces nécessaires pour l’achèvement des épurements de comptes. Il est décidé d’avertir Mô de la Martinière de ces choses trop renouvelées, et aussi de lui demander de conseiller à Me Thibaut, son lieutenant, plus de décence et de désintéressement.
1767. — 27 février. — Langlois est enfin agrégé avec un examen qui a traîné en longueur, et après qu’on eût fait fermer sa boutique qu’il avait ouverte un peu trop lot. Boisduval, médecin, président.
— Les honoraires des absents aux épreuves, comme Le Gat et David, sont versés au receveur au prolit du collège.
— Immatriculation de Claude Guérin, aspirant à l’agrégation par le grand chef-d’œuvre. Il est reçu le 8 décembre. — Quesnay reçu prévost refuse de prêter serment et est remplacé par Rioulïe. — On fait saisir Caron, condamné, qui n’a pu payer les amendes.
Nomination du conseil de 6 membres. — Thibaut se met en règle avec son compte et les vérifications continuent.
1768. — Comptes de Drouet.
-- 2 mars (1). — Le collège change encore d’avocat et d’huis-
(1) Registre 240. — Délibérations 1768-1786 , eonlrôlé comme les précédents. (Chaque contrôle taxé 13 sols.;
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