‹ La Concurrence de l'Automobile et des Chemins de FerChapitre 6 sur 45 · TABLEAU III · texte numérisé non relu

TABLEAU III

Allemagne : Pourcent. : Pourcent.| Camions |Pourcent.

Années Motocycl.| Autobus . |[Voit.part. ; ; ; d’accrois. d’accrois. aut. d’accrois.

1922 38.046 12755 84.937 43, 711 1923 59.389 15753 98.587 16 bi 0 Lost 1924 97,695 1.833 4 4 130.346 Se) 60.629 1759 1925 161.508 3.220 95 ,6 171.445 SNS) 80.363 bel 1926 235.411 5.086 57,9 201.401 17,0 90.029 1295 1927 295.286 6.632 30 ,3 261.142 30 100.969 1252 1928 334.314 8.596 29 ,6 342.668 105 1212765 1220 1929 385.863 | 10.593 292 422.612 23 143.952 18 ,0 Angleterre Nombre |Pourc./Nomb.| Nombre |Pourc.|Nomb.| Autocars |Pourc.| Nombre Ann.| voitures | d’ac. | pers. des d’ac- | pers. | voit. de | d’ac- total partic. |par an|par v. | Camions | crois. [par c.| location | crois. [de véhic. 1919 |M109:715 | 41 300.81. 62 000mM52%5 679 44.081 5 ,2110215.#790 1920 | 186.801 | 70 225 ,4| 101.000 | 62,9 423 74.608 | 69,5 | 362.409 1921m 0225882181 173,91 134-549-1332 320 98.107 | 31,5 | 492.888 1922M)eS T9 0188 0 138 ,6| 161.008 | 19,7 274 192738 411857018575 52% 1923 | 389.767 | 22 MAPS ITS 895 ELA? 243 88.747 | 11,1 | 680.156 1924911828 508125%5 JSALPAS MST MISES Dali 97.489 8,6 | 811.947 192521859015 60182275 705931 .239.088 IMI06S 192 | 102.674 3,3 | 949.397 19268095 55541760 65 2 LACET AIS 173 | 104.634 1,8 |1.083.368 19272) S00 112415 56,8| 288.015 | 10,1 158 98.823 b,5411-209702 19284 9007557285 DOS RS TEALO Fo 146 97.366 154115322770 France Nombre de voi- 2 i Nombre Années tures transport. RO RE à de eu des personnes d’accroissement Camions d’accroissement 1921 194.452 92.730 ” 1922 240.143 Pl 130.794 30 ,1 1923 290.928 20 154.434 27,0 1924 371.348 27 200.895 3050 1925 473.551 2 244.875 24,3 1926 541.438 18 267.470 750 1927 642.744 19 305.587 14,6 1928 757.668 17 331.588 8 ,4

L'augmentation du nombre des voitures automobiles amêne, tout naturellement, à se demander si cette progression ne trouvera pas certaines limites, ou tout au moins si elle ne paraît pas destinée à se ralentir.La question intéresse, à la fois, l’industrie automobile et les chemins de fer.

Or les pourcentages d’accroissement du nombre des véhicules que nous avons pu établir pour l'Allemagne, l'Angleterre et la France diminuent depuis quatre ans. La diminution est accusée pour les voitures particulières, moins sensible pour les camions ; mais elle est générale. Il y a là un indice révélant les débuts d’une certaine saturation des marchés. Sans doute faut-il l’interpréter avec une certaine prudence : c’est ainsi que la capacité des camions tendant à s’accroître, le nombre des unités peut fort bien marquer une progression plus lente sans que la demande de ce genre de véhicule décroisse à proprement parler. Néanmoins cette cadence moins vive est, surtout pour les voitures particulières, un fait dont il faut tenir compte. D'autant plus qu'il ne saurait être attribué à des conditions économiques défavorables restreignant la demande de véhicules, car de 1925 à 1929, le monde entier a traversé une phase de prospérité indéniable.

Depuis 1925, semble-t-il, l’accroissement des véhicules ne se fait qu’en fonction de l’activité économique, du montant des revenus et des prix des voitures et non plus parce qu’il existe des personnes ou des entreprises, qui, quoique possédant les ressources nécessaires, ne se sont pas encore décidées à utiliser ce mode de transport. En résumé l’ère de la « nouveauté » de l’automobile semble

close.

L'étude de la capacité des pays en voitures, corrobore du moins pour les automobiles particulières, ces conclusions.

A titre d'exemple, voici l'estimation de pouvoir d'achat en voitures particulières de la population du Royaume- Üni, estimation faite pour 1929.

Elle est basée sur le montant des revenus et sur l’affirmation que presque toute personne pouvant avoir une voiture la possède effectivement, ou la possédera.

On considère que tout revenu supérieur à 400 livres (50.000 frs.) par an permet de posséder une voiture, supérieur à 2.000 livres, 2 voitures. En 1929, la répartition des revenus permet de voir qu’il y a 880.910 revenus entre 400 et 2.000 livres et 94.476 au-dessus de 2.000. Le nombre « possible » de voitures atteint donc 1.070.262. Il faut majorer ce chiffre pour tenir compte des voitures particulières servant à des déplacements professionnels ; on doit atteindre ainsi 1.250.000.

Or le nombre des voitures particulières en usage en 1929 dépasse déjà 1.000.000 et se trouve ainsi très rapproché de la limite tracée par le montant des revenus.

Ce montant varie lui-même avec l’activité économique générale du pays. C’est d’elle seule que dépend maintenant la capacité d’absorption du marché.

On pourrait objecter que la réduction du prix de revient de la voiture serait aussi de nature à influer sur la demande ; cette influence paraît limitée par l’importance décroissante du coût initial de la voiture par rapport à ses dépenses d'entretien, dépenses qui ne paraissent pas destinées à subir de diminutions notables et brusques.

L'étude du pouvoir d’achat en voitures particulières

IMPORTANCE ET FORMES DE CETTE CONCURRENCE ll

dans d’autres grands pays révèlerait des résultats analogues.

Il ne semble donc pas imprudent d’affirmer que les transports automobiles, dans l’état économique actuel, sont à la fin de leur crise de croissance.

Dans ces conditions, l’industrie de construction automobile ne saurait escompter, à l’avenir, un développement semblable à celui des dix dernières années. D’autre part, les chemins de fer peuvent croire, dans une certaine mesure, que la concurrence de l'automobile croîtra moins intensément. Sans doute, les véhicules augmentant moins vite en nombre pourront circuler plus, mais leur usure rapide impose d’étroites limites à l’activité de leur usage.

Activité des transports automobiles. — La quantité de voyageurs et de marchandises trasportée dans chaque pays par l’automobile est un second élément nécessaire pour apprécier le degré de la concurrence.

Mais les parcours des voitures particulières et de la majorité des camions échappent à toute statistique. Il faut se contenter d’estimations basées sur des données forfaitaires vraisemblables.

1 Pour l’année 1928, en Angleterre, on peut dire que 93,65 % des voitures particulières, soit 843.366, ont été employées tous les jours, et que la distance moyenne parcourue par chacune d’elles a été de 6.000 miles, soit 9.600 kms.; et si l’on considère que le nombre moyen

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