SEPTEMBRE
Le général Burnside prend Knoxville, Progrès simultanés du général Blunt dans l’Arkansas ; il prend le fort Smith, et les confédérés lui abandonneront Little-Rock, la capitale.
Le 4, assaut infructueux des fédéraux sur le fort Gregg, Ile Morris.
Le tirage au sort est forcément suspendu dens l'Ohio, où les agents du pouvoir sont arrêtés ou maltraités.
Le 5, furieux bombardement des fort Wagner et Gregg, précurseur du nouvel assaut qui doit être donné ; ils sont abandonnés le 6.
La convention du Missouri se plaint de l’état d’anarchie qui y règne, et menace d’user du pouvoir souverain pour y remédier.
Le 8, assaut du fort Sumter paï l’amiral Dalghren, désastreux pour les fédéraux. Somrné, Beauregard a rés pondu à l’amiral de venir prendre je fort ; celui-ci lnisse aux mains des confédérés, qui ne perdent pas un seul homme, 13 ofliciers et un nombre propertionné de inarius, 3 drapeaux et sept bateaux.
Désastre des fédéraux à l’attaque de la Passe Sabiñe, Texas.
Le 10, bataille entre la flotte cuirassée et le fort Moulirie ; les confédérés lancent des barres de fer sur les tourelles des Monitors, la frégate Ironsides est obligée de s’éloigner ; le Patapsee devra être envoyé à Port Royal, pour y être réparé.
Les fédéraux occupent Chattanooga, abandonnée par les confédérés.
Le général Imboden bat les fédéraux à Moorfield, le 11 ; Longstreet va être envoyé de la Virginie au setours de Bragg.
Le général Frazer rerd sans coup férir aux fédétaux le Col de Cumbeïland : une partie de la garnison s'échappe, honteuse de la iâcheté de son capitaine.
Nouveau bombardement du fort Moultrie, le 14,
Lincoln suxpend l’Habeas Corpus pour toute la durée de la guerre et défend aux tribunaux d’accor. Aer des brefs aux personnes détenues par le militaire,
Bataille de Chickamauga, remportée le 19 Braxton Bragg et Longstreet. Rozencranz perd 12000 hommes et sera réformé. Beauregard, qui a envoyé dès renforts, fera tirer tous les canons de Charleston pour saluer cette vicioire, dont cependant les confédérés ne retireront aucun profit.
M. Mason, blessé de la froideur du cabinet anglais à son égard, quitte Londres avec éclat. M. Slidell suit la cour impériale à Biarritz et sa famille jouit des bonmes grâces de l’impératrice. ‘Les consuls anglais seront expulsés de la Confédération.
Le prince de Polignac bat !les fédéraux sur l’Atchafaiaya en Louisianne et leur prend quatre canons et des centaines de prisonniers. Le général Dana les æomimanduit. Le prince Camille de Polignac .estiun ancien aide-de-camp de Beauregard, le véritable orgamisateur de l’armée du Snd.
OCTOBRE
Une flotte russe aux Etats; ovations compromet- ‘antes que luit font les officiers fédéraux.
Braxton Bragg, qui a pris possession de la Montagne Lookout, y a placé son artillerie et canonne Chattanooga : il fait cependant preuve d'inertie,
Une machine infernale est lancée de Charleston contre la frégate Ironsides, dont les fédéraux ne tireplus ancun service.
Le président Davis visite les armées confédérées ; il a dans sa suite le général Pemberten, .envers qui l’opinion du Sud est très injuste ; Jefferson Davis devient impopulaire. ‘Sa tournée ne produira aucun bien.
Le 6, le général Gilmore, laissant une garnison dans les forts Gregg et Wagner, lève virtuellement .le siège de Charleston pour,se xretirer dans les les Folly puis à Hilton Head. des
Les généraux de cavalerie Kilpatrick, Buford et autres, qui étaient devenus terribles aux confédérés et qui avaient battu Stuart, subissent divers échecs, résultai de l'esprit d’entreprise de ce chef ; l’armée du Potamac se retire au Nord du Rappahanock avec perte de de 2500 prisonniers.
Ulysses Grant est nommé commandant général des armées de l’Ohio, du Cumberland et du Tennessee. Nouvel appel de 300,000 hommes.
A Charleston, Beauregard passe une grande revue.
Le 28, le général Hooker repousse une attaque dirigée contre Chattanooga.
Grand bombardement du fort Sumter, commencé le 29.
Coup hardi de quelques passagers confédérés de la frégate Chesapeake, qui la conduisent dans la Nouvelle- Ecosse. Les autorités désirent se montrer obséquieuses au cabinet anglais ; mais les cüpteurs leurs sont arrachés par les citoyens d’Ialifax.
Les fédéraux ont échoué dans toutes leurs attaques contre le Texas par terre. |