‹ La confédération du Sud [microforme]Chapitre 23 sur 34 · RE T'ES · texte numérisé non relu

RE T'ES

ter une bataille et par le général qui l’a perdue, et par le général qui Pa gagnée, et d’en visiter le théâtre, avant même que les traces sanglantes en aient disparu.

Nous venons de voir comment les choses s’étaiem réellement passées ; le général nous apprit comment elles se seraient passées sans nn accident indépendant de sa volonté. Comme il admet et cela avec raison la possibilité, la probabilité même d’une seconde rencontre des deux armées sur le même champ de bataille, il désire que son plan ne soit point divulgué. Je ne puis donc pas vous dire autre chose, mon Colonel, sinon que ce plan m’a paru très bien conçu, conforme, à toutes les règles de la gverre, et qu’il eût je pense amené les conséquences les plus désastreuses pour l’armée du Nord, qui a fait preuve d’un moral très-impressionable. J’ajouterai seulement, que si vous voulez reporter votre souvenir sur les manœuvres d’Austerlitz et regarder attentivement le plan de la bataille de Bulls Run en rapprochant la position de Centreville de celle de Pratzen, vous devinerez facilement quelle a dû être la conception ae Beauregard.

Une Lettre de Beauregard aux éditeurs du Richmond Whig.—Centreville, à portée d'entendre les canons de l’ennemi.—Mon attention vient d’être appelée sur une malheureuse contreverse qui s’est élevée à propos de la publication de mon rapport sur la bataille de Manassas. Personne ne saurait regretter plus qne moi cet incident, car je sais que le Président est seul juge du moment où tout ou partie d’un rapport d’un feier supérieur doit être publié. Pour moi, personnellement, je ne m’oppose pas à ce que cette publication soit ajournés aussi longtems que le département de la guerre le jugera convenable et nécessaire pour le.bien de notre cause, En attendant, j’engage mes amis à ne pas se donner la peine de réfuter les men-

songes et les calomnies dont je suis l’objet, Alcibiade, dans une certaine occasion, recourut à nn moyen extraordinaire pour occuper l’esprit de ses détracteurs ; laissez mon rapport produire le même eflet à présent. Si certaines intelligences ne comprennent pas la différence qu’il ya entire le patriotisme, les plus hautea vertus civiques et les vulgaires passions des chercheurs de place, je les prends en pitié. Qu'il me suffise de dire que je préfère le respect et l’estime de mes conci. toyens à l’admiration et à l’envie du Monde. J’espère dans l'intérêt de notre pays, être capable de répondre à mes calomi ter: par de nouvelles victoires contre nos ennemis : "aux ; Mais je n’ai rien à demander au pays, au gi: "ment ou à des amis quelconques, sice nest de me prête: ‘out le concours pussible dans la grande lutte où ncus somme engagés. Je ne suis ni ne désire être candidat à aucune des fonctions publiques dont disposent le peuple ou le pouvoir exécutif. Le but de mon ambition, après avoir payé mon mince tribut à la défence de notre sainte cause et contribué de mon mieux à assurer les droits et l’indépendance de la nation, est de me retirer dans la vie privée, et, s’il plaît à Dieu, de ne plus quitter ma retraite, à moins qu’il ne faille encore combattre pour mon pays.

History of The Great Rebellion ; Blocus de Washington par Beauregard.— These extensive entrenchments required a considerable force to defend and cover them. In these defensive positions, the Grand Army of the U ‘S. was destined to remain many months, immediately defending the capital, which thus in the eyes of the World, underwent a long siege. The necessity of remaining in these positions until the army was thoroughly and fully organizèd and disciplined seemed at first view humiliating and gave rise to many taunts from the sympathisers with the rebellion on both: sides of the waters.

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Beauregard, empêché d’envahir le Nord, tient du moins la grande arinée en échec.—The eflect of these orders in Tenessee and Kentucky, as well as in Missouri, was apparent in the successes which during thé latter period of february, virtually restored those States mile LAN. ses cosmos ner sent tas {f while the shattered confederate armies West and on the Coast were flying before the victorions columné of the Union, the final advance ofthe Grand Army upon Richmond should be successful, giving the hand to Burnside on de coast of North Carolina, and to Buell in Tenessee, the strength of the Confederacy would: be efflectually crashed. Circumstances, however, preventel the motement of the Potomac army until a later period.

Courrier des Eltats-Unis.—Où est Lcau:egard ? se demande le Herald. On avait dit d’abord «;u’il se rendait an Kentucky. On veut aujourd’h:: qu'il se rende à la Nouvelle-Orléans. Pourquoi dans cette dernièré ville, qui ne semble pas menacée d’un danger imminent? Nous croyons sage de nous en tenir à la première version des journaux du Sud, qui envoyaient Beauregard à Columbus. A la nouvelle que le vainqueur de Bull’s Run allait arriver parmi eux, les armée séparatistes du Kentucky ont manifesté le plus grand enthousiasme. C’est un véritable délire, dit le Courrier de Bowleen-Green. Sous un chef comme ce- Jui qu’on leur donne, nos braves se préparent à accomplir d’'héruiques exploits.

On suppose que Beauregard lui-même est au fort Randolph. Le vainqueur de Bull Run, dit-on, a reçu la commission de Lieutenant-Général des Armées de la Confédération sous le Président. Le bruit n’a rien d’improbable, Beauregard a toujours été le favori de la masse populaire de l’autre côté du Potomac, quoi-. qu’il ne s’entendît pas fort bien avec M. Jefferson Davis

et les membres du Cabinet. C’est à ceux-ci que l’opiuion publique daus le Sud a attribué les derniers revers él la clameur générale a demandé Beauregard pour les réparer Tandis que Leauregard s'élève, Albert Johnston, dont on paraissait dans le teinps faire, si grand cas, descend dans lPestime publique. La conduite de ce éuéral a té l’objet de récriminations violentes dans e Congrès de Richmond. La discussion qui a eu lieu à cet effet, révèle des laits intéressants. Ainsi, il n’y avait que 15,000 hommes à Bowleen Green. Plus les évènements se déroulent, plus il font justice des innombrubles armé:s qu’on prête à la Confédération du Sud.

M. Jefferso: Davis ne paraît pas avoir remis les destinées des Etats du Golfe en de mauvaises mains. Beauregard déploie une activité sans égale, Il concentre à Corinthe toutes les forces dont il pent disposer, il a appelé auprès de Ini les divisions de Bragg, Polk, Cheatharn et Johnson ; Price et Van-Dorn, de Pextrème Ouest, sont en marche pour se joindre à lui, et Jefferson Thompson, sur son ordre, se dispose à couvrir Memphis ou même à attaquer New-Madrid. Beaucoup de soldats qui arrivent à Corinthe n’ont pas d’armes, mais il leur a donné celles qu’il a prises à Shiloh. Les volovtaires ont la plus grande confiance en Beauregard, d’autant mieux qn’ils le regardent comme un adversaire décidé du système stratégique du Président Davis, auquel on attribue les récents désastres.

Dépêche du Commodore Foote.— L'Ile No 10 est plus difficile à conquérir que Columbus, d'autant plus que Îles rivages de l’ile sont couverts d’une ligne de forts qui se commandent lun l'autre. Je n’approche de Pile peu à, peumais je n’espère cependant pas beaucoup jusque à ce que se produisent certains évènements qui promettent le succès.

War Pictures From the South.—Blocus de Richmond. . These horrors did not, however, damp General

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Lec’s energy. After having put Richmond ina respectable state of defence, he ordered generals Stonewall Jackson, Ewell and Stuart from the valley, and gave orders to generals Beauregard and Kirby Sinith 1o send up all the troups they couid possibly spare.

Herald de N. Y.— Abandoning temporarily the Shenandoah valley to general Patterson, it Was this same Johnston who achieved the most important victory of the rebellion, by bringing his whole army to a timely juuction with that of Beauregard. Subseyuently, ai Shiloh, Sidney Johnston tried the same strategy, though not with the same succe:s. Beanr-gurd, in ubandoming Corinth and in sending forward a portion of his troops to 1he relief of Kichinond, and Stonewall Jackson in slipping out ofihe valley and pushing forward to the Chickahoininy, repeated on a larger scale, and more disastrously to our weakened army, the successfull game of Muuassas.

Leltre du Prince de Joinville.—Avant hier, l’annonce est venue subitement que Jackson était ea train de marcher en force considérable pour agir sur nos derrières, nous couper le chemin de fer et détruire nos magasins. De plus on a su Parrivée à Richmotd de Beauregard avec une partie de ses forces, Tout cela complique beaucoup notre situation.

Ne pouvant détacher des troupes pour aller combattre Jackson et pour défendre White-House ainsi que notre ligne de communication, le général s’est décidé à l’abandonner, à faire repasser toutes les troupes sur la rive droite du Chickahominy et à chercher une nouvelle base sur la rivière James, sous la protection des canonnières.

Courrier des Elats-Unis.—I1 est constant que les fédéraux n’ont fait aucun progrès dans le Micissipi ou

l’'Alabama depuis l’évacuationde Corinthe, McLermand est dans cette ville ; M. M, Crittenden, Nelson et M. Cook, retranchés entre Huntsville et Decatur, ne font aucun mouvement, Buell opère ob«curément et infructueusement dans le Tencssée oriental et Grant, presque san soldats à Memphis, n’a pas mêrne assez de cavaliers pour interdire Papproche de cette cité aux maraudeurs du Sud et les empêcher de brûler le coton à vingt milles au nord-est de la ville ténessienne, c’est à-dire sur ses derrières,

Qu'est donc devenne l’immense armée concentrée par M. Halleck à Purdy, Farmington et Pittsburgh Landing? On dirait que la possesion de Corinthe lui a nui au lieu de lui profiter. Disséminée sur une immense étendue de terrein, affaiblie par les privations et les maladies d’un climat dévorant, elle ne semble plus en état de rien tenter. D’après l’Avalanche de Memphis, aujourd’hui supprimée “ Beauregard, en évacuaut Corinthe, avait prévu ce qui arrive.?*

Quant à M. Halleck, il est évident qu’il vient d’opérer un mouvement rétrograde. Il a fait évacuer Boonesville et a rappelé son arinée de Corinthe ; on le dit à Holly Springs.

BEAUREGARD A BRAXTON BRAGG.

Cullum Spring, Bladin, Alab. July, 28, 1862.

My Dear General.—Your letter of the 22 instant was only received last night. I give you with pleasure the following views on your proposed operations from Tupelo, for wish you the amplest saccess, both on your’s an the countrÿ”’s account. You had evidently but one of four thingsto do : First, to attack Halleck at Corinth, second, to attack Buell at or about Chattanooga ; Third, to attack Grant at or about Memphis ; Fourth, to remain idle at Tupelo. From what yon

state, the first is evidently in admissible, and the last cannot be entertained for one moinent, for, action, &etion, aëtion is what we require. Now, with regard to the other two propositions, it is evident that unless you reenlorce gen. E. K. Smith at Chattanooga, he will be overpowered by Buell, and then our communications with the east, and our supplies at Atalanta, Augusta, &ce will be cut of, also that a partial reenfurcement would s0 weaken you at 'Tupelo asto paralyse you for any oth+r movements from here, hence you have adopted the wisest course in sending 10 Smith all your available forces, except just enough to guard your depots to the rear of your present position at Tupelo. The third proposition ‘would have aflorded you some succes, but not as brilliant and important in result as the second one, if the news papers will permit you to car- Ty it into successful effect ; for Halleck and Bus, occuping the base of a long isoceles triangle, of whicn Mobile .is the apex, could get 10 Chattaucoga before you, if they should become aware of your movements, and then you would have to contend again with superior forces-as usual to us. The moment you get at Cattanooga you ought to take the offensive, keeping in mind the following great principles of the art of war, First-always bring he masses of your army in contact with the fractions of the enemy. Second operate as much as possible on his communications withont exposing your own. Third operate allways on interior or shorter lines. I have no doubt that with any thing like equal numbers you will allways meet with success. [am happy to see ihat my lieutenants, Morgan and Forrest, are doing such good service in Kentucky and Tenessee. When I appointed them I thought they would leave their mark wherever they passed. By the by Ithink we ought hereafter, in our official papers, to call the Yankees Abolitionists instead of Federals, for they now not only proclaim the abolition of Slavery, but ofall our constitutional rights, and tirat name

will have à stinging effect on our Western order on the subject whenever ! assume command.

Sincerely your friend G. T. B&aurEGARD

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