‹ La confédération du Sud [microforme]Chapitre 33 sur 34 · GEORGIE · texte numérisé non relu

GEORGIE

Nous ne nous expliquons guère pourquoi M. Stanton garde un silence obstiné sur les opérations militaires dans la Georgie et le Missouri. Sans révéler aucun

secret stralégique, le ministre ponrrait nons donner

quelques nouvelles qui rassureraient les inquiets et dé: sarmeraient les malveillants. 13 Sherman est assurément un homme de ressources

‘et le meilleur général de l’armée du Nord ;ilest in-

eomparablement supérieur à Grant, qui est un de ces Napoléons gratuits dont les journaux ont fait fourmiller les Etats-Unis ; mais quelque talent qu’on suppose

au premier, il peut se trouver dans des situations telles qu’il soit forcé d’abandonner ses conquêtes passées et de faire un mouvement peu favorable au prestige de la cause unionisie.

Depuis un mois, les manœuvres mystérieuse de Hood sont bien faites pour inspirer quelques craintes. On les a vues d’abord avec étonnement, puis on a compris qu’elles étaient dirigées par un génie supérieur à celui du successeur de Johnston, et que Beauregard combinait tout de son cabinet, en attendant qu’il parût sur le champ de bataille.

Suivant le Commercial de Cincinnati, Sherman est à Gaylesville et poursuit Hood, qui sera forcé de remonter vers le nord de la rivière Tennessee, ou de descendre vers le sud jusqu’à Jacksonville, Comme toujours, l’armée confédérée est sans vêtements, sans chaussures et sans pain. Enfin, le Commercicl ajcute que le chemin de fer d'Atlanta sera complètement réparé au- Jourd’hui.

Les assertions du Commercial, toujours sujeites à caution, sont trop en contradiction avec celles qui nous sont arrivées d’ailleurs, pour que nous y ajoutions une foi aveugle. Que Sherman surveille Hood, nous n’en doutons pas ; mais il ne s’ensuit pas que les marches et les contre-marches des confédérés soient entravées et n’afteignent pas leur but. La poursuite de Hood ressemble trop à celle de Price, qui n’a cessé d’être poursuivi dans le Missouri depuis son entrée üans l’Elat, jusqu’à ce qu’il en eût conquis les deux tiers. Quant à Atlanta, ila été officiellement reconnu que le chemin de ferne saurait être réparé jusqu’à cette ville avant quinze jours, et dans tons les cas, on ne nous dit pas que le georgi en Iverson ait cessé d’en observer la garnison.

" Le Mercury de Middletown cite de nouveaux cas dans lesquels des chirurgiens, employés par le gouvernement de Washington, ont marqué des soldats. Nous traduisons. : : ve r |

“Le grand jury du comté en session à Newburg u mis en accusation le docteur Boyd, chirurgien exa. minateur du quartier-général du provôt-marshal, pour avoir marqué Frédérick Burzig et Thomas Anüres, Ceux-ci se proposent d’intenter au chirurgien une action en dommages:-intérêts. M. Boyd allégue pour sa défense qu’il n'a fait qu’exécuter des ordres de Washinglon.

Autrefois, un des grands arguments des abolitionistes contre les propriétaires d'esclaves, consistait à accuser les derniers de marquer les noirs etelle nous fait voir ce qu’il faut penser de ces indignetions de commande des défenseurs de la sainte cause de l’6mancipation brutale. D’ailleurs, te) qui prêche l’abolition ne recule pas devant la traîte des blancs : nous avons cité les enrôlements de Boston. Il y a des hommes qui cherchent à pallier cetrafic infâme en disant ,‘que l’on arrache ainsi des Européens à la misère.” Les négiiers disent pour leur défense qu’ils

ravissent les esclaves à la cruauté du roi de Dahomey ou de tout autre tyran africain.

Ilest bon de condamner l’esclavage des noirs, cette institution destinée à périr, comme le pensent tous les hommes d’Etat du Sud, mais il serait mieux de ne pas maugurer en plein dix-nevième siècle la servitude des blancs.— Courier des Etats-Unis.

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