‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 33 sur 357 · Voir ci-dr-ssus. papo li · texte numérisé non relu

Voir ci-dr-ssus. papo li

.*i. Lo mini.-lre <rAllcma}j;m* à Tang r on juin 1904 avait ilrmandt^ à notre n"iini>liv ai nt)us n'aliions pas pronilro dos dispositions pour rôlablir la sécurité. (Voir Livre Jaune, pago 157j.

les porls, les ponts, les routes, en. soumettant tous ces travaux à la loi de l'adjudication \ telles étaient les grandes lignes de ce programme, nullement brutal ni exclusif, et qui, à aucun moment, sous aucune forme, n'impliquait ni annexion, ni conquête, ni protectorat. C'est lui que M. Delcassé définissait, lorsqu'il disait :

Loin de diminuer raulorilé du Sultan, nous sommes au contraire 1res préoccupés de relever son prestige. C'est en son nom que les agents que nous pouvons être amenés à mettre à sa disposition exercerontleurs fonctions, s'appliquant soigneusement, conformément à notre volonté, à ménager les populations, à ne pas froisser les sentiments, à respecter leurs croyances, leurs habitudes, leur organisation. En retour, nous comptons que, comprenant le but de nos efforts, le maghzen voudra sincèrement les seconder; et, par là, une ère de paix et de prospérité ne lardera pas à s^ouvrir pour le Maroc.

C'estlui que la Chambre avait approuvé le 24 avril 1904, quand, sur la proposition de M. Jaurès et le rapport de iM. Lucien Huborl, elle avait voté un crédit de 600000 francs pour subvenir aux frais de la pénétration pacifique -; lui encore que M. Saint-René-Taillandier avait été chargé de recommander à Fez en janvier 1905 ; lui aussi que M. Rouvier avait exposé au prince de Radolin par sa note du 1" août*. C'est ce programme enfin que M. Rouvier, à la veille de la conférence, avait défendu à la tribune en disant :

Je viens d^indiquerà la Chambre la nature et la position exacte de la question; Tindépendance de Tempire marocain, la restauration et la

1. Voir Livre Jaune, pages 178 et suivantes, los inslruclions données par M. Delcassé & M. Saint-Rcné-Taillandier au mûm<*nt do son départ pour Fez.

2. Vmr Journal officiel du 21 novembre 1003 cl «lu i'6 avril 1904. A ceUe ooeasion, M. Jann>s s'oxpriina ainsi :

c Je suis convaincu que la France a au Maroc des intérêts do premier ordre. Je suis convaincu que ces intérêts in^irxes lui créent une sorte de droit. Ce n'est pas impunément que les populations musulmanes ou marocaines pourraient <^tre groupées contre nous... Nous avons donc le droit de prendre d«'^ précantions contre cet ordre do dangers. »

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