‹ La Confession de foi de VoltaireChapitre 5 sur 5 · IK · texte numérisé non relu

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Signé : Voli ou, el moidit Nota

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licr.u six suis su deniers.

Signé : Deu< bault.

far expédition audit M tint.

Ci.. RatpOi Notai

TROISIÈME LETTRE DE MGl LE.... DA , A M. DE v....

du 2 mai 1768.

Monsieur,

Vous attribuez donc à l'aigreur ce qui au vrai n'est de ma part que l'effet du zèle dont je dois être animé pour tout ce qui intéresse le salut des âmes et l'honneur de la Religion dans mon Diocèse. Cette considération m'auroit interdit toute ultérieure réplique, si je n'avois cru devoir encore celle-ci à la justification des personne que vous taxez de vous avoir calomnié auprès de moi. M. Ancian, M. le Doyen de Gex, M. l'A.... de la R. (1), ne m'ont pas plus parlé de vous que tous les autres; et lorsque l'occasion s'en est présentée, ils m'en ont dit bien moins que j'en avois déjà appris par la voix du Public. Ce n'est donc point à leur rapport que vous devez attribuer le fondement des justes représentations que j'ai été dans le cas de vous faire en qualité d'Évêque et de Pasteur.

Vous connoissez les Ouvrages qu'on vous attribue, vous savez ce que l'on pense de vous dans toutes les parties de l'Europe, vous n'ignorez pas que presque tous les Incrédules de notre siècle se glorifient de vous avoir pour leur chef, et d'avoir puisé dans vos Écrits les principes de leur irréligion. C'est donc au monde entier, et à vous-même, et non pas à quelques particuliers que vous devez vous en prendre de ce que l'on vous impute. Si ce sont des calomnies ainsi que vous le prétendez, il faut vous en justifier et détromper ce même Public qui en est imbu. Il n'est pas difficile à qui est

(1) Je pense qu'il faut lire comme dans la précédente lettre : t l'Avocat du Roi. »

— Il) —

véritablement Chrétien d'esprit et de coeur de faire connoitre qu'il l'est. Il ne se croit pas permis d'en démentir la qualité dans amusements que vous appelez bagatelles littéraires; il montre sa foi par ses œuvres; il produit ntiments, suit dans ses Écrits,

soit dans sa conduite, d'une façon qui rend à la Religion l'hommage qui lui est dû. 11 ne se flatte pas d'en avoir rempli les devoirs, pour en avoir fait quelques exercices une fois ou deux chaque année dans l'Église de la Paroisse, ni même pour avoir fait dans une longue suite d'années une ou deux Communions, dont le Public a été plus scandalisé qu'édifié. Je vous laisse après cela, Monsieur, à juger ce que vous auriez à faire. Des occupations pressantes ne me permettent pas d'en dire davantage et probablement je n'aurai rien à vous dire de plus, jusqu'à ce qu'un retour de votre part, tel que je le souhaite, me mette à môme de vous convaincre de la droiture de mes instructions, et de la sincérité du désir de votre salut, qui sera toujours inséparable du respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, etc.

LETTRE DE M. DE ST-F... A MGR LE... DA... Du 13 juin 1768.

J'ai, [Monseigneur, remis sous les yeux du Iloi la Lettre que vous m'avez adressée pour Sa Majesté, et la copie de celles que vous avez écrites à M. de V..., et des réponses qu'il vous a faites. Sa Majesté n'a pu qu applaudir aux sages conseils que vous avez donnés à M. de V..., et aux solides exhortations que vous lui avez faites. Sa Majesté lui fera mander de ne plus faire dans l'église d'éclat aussi déplacé que celui dont vous lui avez avec raison fait reproche. Ce n'est point à un Seigneur particulier de Paroisse à donner des instructions publiques aux habitants : il peut les exciter en particulier, et cela seroit même très louable, à se conduire d'une manière conforme aux principes de la Religion et de la Justice. Je suis persuadé que M. de Y ... aura fait des réflexions sur vos s;i avis. On ne peut être plus parfaitement que je le suis, etc.

ICTES DE LA CONFESSION DE POl

Prancois-Marie de Voltaire, Gentilhomme ordinaire de la Gbambn du Roi, Seigneur de Fernej , Tourne) , et de soixante et quinze

;m- passés, étant d'une constitution très (bible, sVtant ti l'Église ce jour da dimanche des Rameaux, mal i maladies, et

axant depuis ce jour essuyé plusieurs accès d'une fièvre violente, dont le Sieur Bugros, Chirurgien, a averti .Monsieur le Curé de Ferney selon les Lois du Royaume; et ledit malade se trouvant dans l'incapacité totale d'aller se confesser et communier à l'Église pour l'édification de ses Vassaux, comme il le doit et le d< pour celle des Protestants dont ce pays est entouré; prie Monsieur le Curé de Ferney de faire en cette occasion tout ce que les Ordonnances du Roi et les Arrêts des Parlements commandent, conjointement avec les Canons de la Sainte Église Catholique professée dans le Royaume ; Religion dans laquelle ledit malade est né, a vécu et veut mourir et dont il veut remplir tous les devoirs ainsi que ceux de Sujet du Roi, offrant de laire toutes déclarations nécessaires, toutes protestations requises, soit publiques, soit particulières; se soumettant pleinement à tout ce qui est de règle; ne voulant omettre aucun de ses devoirs quel qu'il puisse être; invitant Monsieur le Curé de Ferney à remplir les siens avec la plus grande exactitude, tant pour l'édification des Catholiques que des Protestants qui sont dans la maison dudit malade. La présente signée de sa main et de deux témoins; dont copie restée au Château, signée aussi dudit malade et des deux mêmes témoins; l'Original et une autre copie laissés entre les mains de mondit Sieur Curé de Ferney, par les deux témoins soussignés, sauf à les rendre authentiques par main de Notaire si besoin est.

Le 30 mars 1769 à dix heures du malin.

Signés : Voltaire; Bigex et Wagnière, témoins.

L'an mil sept cent soixante-neuf, au Château de Ferney, le trente un Mars après midi ; par-devant moi soussigné Claude Raffo, Notaire Royal au Bailliage de Gex, résidant à Ferney, et en présence des témoins ci-après nommés; est comparu Messire François Arouet de Voltaire, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, l'un des

quarante de l'Académie Françoise, Seigpeui de Ferney, rourney^

Prégny et Chambézy, demeurant a soiulit Château, lequel a i qui; le nommé Nonote, ci-devant soi-disant Jésuite, et le nom Guion, soi-disant Abbé, ayant fait contre lui des libelles aussi insipides que calomnieux, dans lesquels ils accusent ledit Messire de Voltaire d'avoir manqué de respect pour la Religion Catholique; il doit à la vérité, à son honneur et à sa piété, de déclarer que jamais il n'a cessé de respecter et de pratique!1 l;i Religion Catholique p Fessée dans le Royaume; qu'il pardonne à ses calomniateurs; qu< jamais il lui étoit échappé quelque indiscrétion préjudiciable à la Religion de l'État, il en demanderait pardon à Dieu et a l'Etat, et qu'il a vécu et veut mourir dans l'observance de toutes les Loix du lloyaume et dans la Religion Catholique étroitement unie à ces Loi xi Fait et prononcé audit Château, lesdits jour, mois et ans que dessus, en présence de Révérend Sieur Antoine Adam, Prêtre, ci-devant soidisant Jésuite; de Sieur Claude Ftienne Mausié, Orfèvre-Bijoutier; de Sieur BugTOS, Chirurgien aggrégé à l'Académie Royale de Montpellier et Chirurgien Juré en ce Bailliage; de Pierre Larchevêque, Syndic, etc. ; de Sieur Simond Bigez, Bourgeois de la Balme de Thuy en Genevois, demeurant audit Ferney, témoins requis et soussignés avec ledit Messire de Voltaire et moidit Notaire.

Contrôlé i Gex, le G avril 17GD. Reçu vingt-un sols.

Signé : Delachault,

Va depuis au même Château, à neuf heures du matin du premier Avril de ladite année, devant le môme Notaire et en présence (Jes témoins ci-aprés nommés, est comparu ledit Messire François-Marie A rouet de Voltaire, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, l'un des quarante de l'Académie Françoise, Seigneur de Ferney, Tourney, Prégny et Chambézy, demeurant à sondit Château, lequel immédiatement après avoir reçu, je dis dans son lit où il est détenu malade, la Sainte Communion de Monsieur le Curé de Ferne\ . a prononcé ces propres paroles : Ayant mon Dieu dans ma bouche, je déclare que je pardonne sincèrement à ceux qui ont écrit au Iioi des calomnies contre moi, et qui )iont pas réussi dans leurâ mauvais desseins, de laquelle déclaration, ledit Messire de Voltaire a requis acte, que je lui ai octroyé en présence de Révérend Sieur Pierre Gros, Curé dudit Ferney; d'Antoine \dain. Piètre, ci-devant soi-disant Jésuite: dudit Simon Bigez: Claude-Joseph.

Capucin «lu Converti de Gex; dudit Hu Chirurgien; Ktienne

M.'ui/jr, Orfèi re-Bijontier; Pierre Larthevêqu cHc dndit I

\ demeurant, témoii <■ ledit Mes ire de Voltaire, et

moidil Notaire.

Contrôlé, à Gex le 6 avril 17'i9. /{" « dûmJ ri un *o/j.

,SVy/^; ; Du \eiiw i i

l'ar expédition audit Sieur Curé de Peroej.

Signé : Cl. Ru m, Notaire,

iNous soussignés, déclarons avoir été présents, lorsque ledit Messire de Voltaire a fait sa Confession de Foi avant qu voir

la Sainte Communion dudit Révérend Sieur Curé de l'en,

Ferney, ledit jour, premier Avril mil sept cent soixante-neuf. Signés : Cl. Raffo, Bugros, P. Larchevêqi/i:, syndic.

Je soussigné, Chirurgien aggrégé à l'Académie Royale de Montpellier, certifie que M. de Voltaire, Écuyer, Seigneur de Ferney et autres lieux, a eu dix accès de fièvre violents et qu'il est dangereusement malade.

A Ferney, ce premier Avril mil sept cent soixante neuf.

Signé : Bugros, Chirurgien.

Du 15 avril 1769.

L'an mil sept cent soixante-neuf, le quinze Avril, pardevant moi Claude Raffo, Notaire Royal au Bailliage de Gex, résidant à Ferney, soussigné, et en présence des témoins ci-après nommés, sont comparus Révérend Sr Pierre Gros, Prêtre et Curé dudit Ferney, Révérend Père Claude-Joseph, Prêtre et Capucin du Couvent de Gex, Pierre Larchevêque, Syndic dudit Ferney, Claude-Etienne Mauzié, Orfèvre-Bijoutier, Jean-Baptiste-Antoine-Gillaume-Louis Bugros (sic), Chirurgien aggrégé à l'Académie Royale de Montpellier et Juré en cedit Bailliage de Gex, et Pierre Jacquin, Maître d'École, demeurant audit Ferney, lesquels ont déclaré avoir été présents, lorsque Messire François-Marie Arouet de Voltaire, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, l'un des quarante de l'Académie Françoise, Seigneur de Ferney, Tourney, Prégny et Chambézy, demeurant, à son Château audit Ferney, a fait la Confession de Foi suivante, le pre-

— ÏA —

mier Avril présente année sur les neuf heures «lu matin, avait! que de recevoir le Saint Viatique, dudit Sr Curé de Ferne] : J> dit-il, fermement tout ce que t Eglise Catholique^ Apostolique et Romaine croit et confesse. Je crois en un seul Dieu en trois i sonnes y Père, Fils et Saint-Esprit^ réellement distinguées t ayant la mente nature % la même Divinité, et la même puissance, Que la seconde personne s'est faite homme, s'appelle Jésus-Christ, mort /jour le salut de tous les hommes, <jui a établi lu Sainte Eglisi qui il appartient déjuger du véritable sms des Saintes Ecrituri r, Je condamne aussi toutes les hérésies que la même Eglise a condamnées et rejet térs, tons les sens et interprétations qu'on f/ peut donner.

(Test cette foi véritable et Catholique, hors laquelle on ne pat t

être sauvé, que je professe et que je reconnois être seule véritable* Je jure, promets et m'engage de la professer, et de mourir dans cette croyance moyennant la grâce de Dieu.

./'• crois aussi dune foi ferme et je confesse tous et chacun des articles qui sont contenus dans le St/mbolc des Apôtres (qu'il a récité en latin fort distinctement).

Je déclare de pins (pie j ai fait cette même Confession de Foi entre les mains dudit Révérend Père Capucin avant que de me confesser. Telle est l'audition desdits comparans et déclarans, qu'ils ont ailirmée par serment véritable, et de laquelle ils m'ont demandé acte que je leur ai octroyé pour leur servir et valoir ce que de raison : Fait, lu et passé dans le Presbitère dudit Ferney, eu présence de Bernard Jacquet, manœuvre, et Jean Larchevèque, ancien Syndic, demeurant audit Ferney, témoins requis; lesdits comparans et déclarans ont signé à la minute avec moidit Notaire, et non lesdits témoins, pour ne sçavoir écrire, de ce enquis (1) Contrôlé à Gex, ledit jour 15 avril 1769. Reçu vingt-un sol<.

Signé : Delachault.

Pur seconde expédition audit Sieur Curé de Ferney.

Signe : Cl. Raffo, Notaire.

(1) Je n'ajoute pas de commentaires la lecture attentive des étranges

et si explicites-, niais parfaitement authentiques pièces qui précédent, ainsi que des citations que j'ai rapportées, aura sans cbute converti les lecteurs de la Revue à mon opinion.

r**is. — s. di toTi rr iils. mm.. \è, s. dis rossii*-s.-j*. wi n.

VA BIS. — l. Dl SOYE II FILS, l M 11:1 M i l i;>, 18, 1:1 i DK9 POSSK9 -MM n. wl^.

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Dote due

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