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Quibus per ordinem ante Pontificem dispositis

3. « Confirmandis genuaflectentibus.et manus infrapectus tenentibus. »

4. P.L., 78. 90. V. Chardon, Hist. des Sacr., 11, ch. ro. Migne, Curs. theol., t. 20, p. 135.

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avant la Confirmation. « Aussitôt que celui qui a « été baptisé est remonté des fonts, celui qui le « reçoit (*) le présente à un prêtre (2), lequel, avec « le pouce, lui imprime sur le haut de la tête, le « signe de la croix avec le Chrême en disant : Oue le « Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur JÉSUS- « Christ, qui t'a régénéré de l'eau et de l'Esprit- « Saint, et t'a donné la rémission de tous tes péchés, « t'oigne avec le Chrême du salut pour la vie <( étemelle. ty. Ainsi soit-il. Durant ce temps on « continue à baptiser les autres ; et ceux qui doivent « recevoir les néophytes se tiennent prêts avec des « linges, et les reçoivent des mains des prêtres qui « les baptisent. L'évêque retourne à la sacristie, « attendant là que l'on ait habillé les enfants pour

« les confirmer Les baptisés étant habillés (>>),

« on les range suivant l'ordre dans lequel leurs noms « sont inscrits. On tient les enfants sur le bras droit, « et les adultes mettent un pied sur celui de leurs « parrains. L'école des chantres reçoit ordre de chanter « la litanie quinaire powr aller aux fonts baptismaux, « et l'évêque venant vers ceux qui ont été bap- « tisés, etc. (4) » Suit le rite de la Confirmation

i. « Qui eum suscipit, » c'est-à-dire le parrain, ou la marraine.

2: Ce prêtre était différent de celui qui baptisait, à cause de l'afnuence.

3. D'après ce passage, il est clair que les néophytes étaient revêtus de la tunique blanche avant la Confirmation. \JOrdo romanus cité dans la note suivante est encore plus explicite à ce sujet. Le Rituel du patriarche Sévère indique, il est vrai, un ordre opposé ; mais ne s'y agit-il pas de l'onction verticale au lieu de eelle de la Confirmation ?

4. Ces derniers mots du Sacramentaire semblent marquer que le pontife retournait aux fonts baptismaux. Un autre texte de XOrdo romanus

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proprement dite, qui fera l'objet d'un paragraphe spécial.

En prenant pour base cet ancien document, nous pouvons dire que les deux cérémonies principales intermédiaires entre le Baptême et la Confirmation étaient l'onction verticale et l'habillement.

Un mot de chacune d'elles.

L'onction verticale doit être regardée à la fois comme le sceau du Baptême et une prédisposition à l'onction par excellence de la Confirmation. Comme sceau du Baptême, elle se donnait sur le haut de la tête, le membre spécialement sanctifié par l'ablution, ce qui lui a donné son nom. Les savants ne s'accordent pas bien sur son origine. Le Pontifical, généralement suivi en cela par les auteurs du IXe siècle, l'attribue à saint Sylvestre. Cette opinion, longtemps admise sans conteste, ne paraît cependant pas certaine. Toujours est-il que ce rite est très ancien. Témoin ce passage extrait du troisième chapitre de la décrétale du pape Innocent I à l'évêque d'Eugubio. « Il est permis aux prêtres, soit en l'absence soit en <i la présence de l'évêque, lorsqu'ils baptisent, d'oin- « dre avec le Chrême ceux qui sont baptisés, mais « avec tin Chrême qui aura été consacré par V évêque. Il « ne leur est pas permis cependant de leur appliquer « cette onction au front ; cela ne convient qu'aux « évêques, qui donnent le Saint-Esprit. » Ce passage

parait indiquer un usage différent, d'après lequel le Pontife attendait sur son siège les néophytes pour les confirmer : « Episcopus ergo egreditur a fonte in sacrarium habens ibi compositam sedem, aut in ecclesia ubi •voluerit, etsedeat inea, et cum vestiti fuerint infantes, confirmet eos. »

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laisse en doute si cette onction se donnait encore quand celui qui baptisait était l'évêque lui-même. A prendre à la lettre les mots il est permis, il semblerait plutôt le contraire. En effet, ces paroles montrent assez le caractère surérogatoire de ce rite. Aussi ne faut-il nullement s'étonner de ne pas le trouver partout. Les Grecs ne le connaissent pas, et les Sacramentaires et les Missels tant gallicans que gothiques n'en font aucune mention. Il serait difficile de dire auquel des deux sacrements il se rapporte davantage. Nous inclinons à le regarder comme une préparation à la Confirmation (*).

Outre l'onction verticale, nous trouvons dans le Sacramentaire de saint Grégoire la cérémonie de la vestition. Au sortir du bain salutaire, les parrains et marraines présentaient à leurs clients des linges blancs (2), appelés Sabanum ou Sabana, destinés à essuyer les néophytes et à les couvrir décemment pendant la courte cérémonie de l'onction. Puis les

1. Cette interprétation est conforme à la manière dont Honoré d' Autun traite les deux onctions. Gemma animes, 1. III, c. 114. P.L. , 172,673, sq.

2. Cette pratique remonte à une haute antiquité. On gardait ces linges avec un religieux respect. Les parrains et marraines aimaient à les conserver comme un gage de l'alliance spirituelle contractée par leurs clients. (Fleury, t. 7, p. 25.) On raconte ainsi d'un saint diacre nommé Muritta, qu'appelé devant le juge Elpidiphore, apostat qu'il avait relevé des fonts, il lui montra les linges qui avaient servi à son Baptême, en lui disant : « Voilà les linges qui t'accuseront quand le Juge viendra, et qui te précipiteront dans le puits de soufre, parce que tu t'es revêtu de malédiction en perdant le sacrement du vrai Baptême et de la foi. » Le roi Pépin fit hommage au Pape Victor des linges qui avaient servi au Baptême de sa fille. C'était en quelque sorte une marque d'égard semblable à celle que les princes chrétiens donnent de nos jours au Saint-Père en lui offrant d'être parrain de leurs enfants.

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nouveaux baptisés recevaient l'habit blanc, qu'ils portaient jusqu'à l'octave de Pâques, en signe de joie et d'innocence (T).

Dans la suite on ajouta à cette tunique un autre vêtement, appelé généralement chrismale, chrémeau ou encore mitra, mitre, ou encore cappa, chape, ou galea, casque. Théodulphe d'Orléans (2), Raban (3), l'auteur des Divins Offices sous le nom d'Alcuin (4), Honoré d'Autun (5) et plusieurs autres en font mention et le distinguent de la tunique des néophytes (6).

Qu'était-ce que ce second vêtement, quelle signification, quel but avait-il? Les noms mêmes qui servaient à le désigner répondent à cette question. L'appellation ordinaire de chrismale, chrémeau, nous reporte naturellement à l'onction du Chrême; les termes de galea (7), mitra et cappa, nous indiquent

i. L'usage de revêtir les néophytes de l'habit blanc remonte aussi à la plus haute antiquité. Témoin la parodie du Baptême qui eut heu sur le théâtre romain, et qui donna occasion à la conversion de saint Genès (Ruinarti: il y est fait mention expresse de cet habit. « Cumque Sacramentorum mysteria complessent, et indutus vestibus albis esset. X> Eusèbe nous rapporte, dans la vie de Constantin, qu'après eon Baptême, ce prince fut revêtu d'habits blancs et royaux qui étincelaient comme la lumière, et placé dans un lit très blanc ; et l'historien ajoute que depuis ce temps l'empereur ne voulut plus même toucher à sa pourpre. — (V. Chardon, qui rapporte plusieurs faits édifiants ayant trait à ce sujet, op. cit. de Bapt. , chap. X, coll. cit., p. 138).

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