‹ La Congestion GynécologiqueChapitre 14 sur 29 · SALE · texte numérisé non relu

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abdomino-pelvienne toutes les affections cataloguées sous les divers noms: « paramétrite, périvophorite, périsalpingite, salpingite interstitielle, périmétro-salpingite ». Lie mécanisme de formation de la cellulite est bien décrit par Geoffroy-S2int-Hilaïre quand il écrit : « Les œædèmes séreux ne sont que l’exagération de ce qui se passe normalement dans les tissus. La lymphe qui imprègne les tissus est un produit de transudation du sang qui passe des lacunes des tissus dans les vaisseaux lymphatiques et arrive à la virculation veineuse par le canal thoracique. Toute augmentation de l'issue dans les tissus du plasma sanguin détermine dans la région une plus forte imbibition qui est compensée par une augmentation de circulation lymphatique mais celle-ci a des limites et au bout d’un temps variable l’infiltration des tissus par l’exsudat sanguin dépasse la normale, c’est cet état que nous désignons sous le nom d’œdème séreux (cellulite), æœdème résultant de l’accumulation des liquides dans le tissu cellulaire souspéritonéal du bassin ».

SYMPTOMATOLOGIE

Les symptômes de la cellulite abdomino-pelvienne peuvent se diviser en deux catégories: phénomènes généraux et symptômes locaux.

Les phénomènes généraux succèdent aux phénomènes locaux et prennent rapidement le pas sur ces dernières. Le facies et l’habitus des malades expriment bien ce que Stapfer a décrit sous le nom de misère gynécologique.

Les traits sont tirés, la pâleur et l’expression d’angoisse sont habituels. Leur démarche est pénible, la

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sensation de pesanteur au bas-ventre et les élancements douloureux les arrêtent à chaque instant. La peau est sèche, la maigreur est fréquente, mais le ventre présente souvent un épaississement notable de la couche adipeuse avec des noyaux durs et douloureux à la malaxation. On les constate facilement en faisant un pli à la peau et en l’étirant légèrement. La malade accuse une douleur quelquefois très forte quand on saisit un noyau entre les doigts. Certaines malades ressentent des douleurs à une pression modérée et ne tolèrent même pas le port du corset.

Ces malades deviennent à la longue des infirmes et sont condamnées à l’immobilité et à la chaise longue.

Parmi les symptômes pelviens, le premier est encore la douleur.

Localisée au bas-ventre, précisée à un seul côté dans les cas de cellulite limitée, elle s'étend vers les flancs et la région lombaire.

Elle augmente à la pression et devient intolérable si l’on ne pratique pas l’examen avec la plus grande douceur.

Au toucher bi-manuel quand une main explore à travers la paroi abdominale, tandis que l’index et le médius de l’autre introduits dans le vagin sert de support ou explore, touche et sert à son tour, on constate l’existence d’une formation dure ou molle, variable comme volume, située autour des annexes et dans l’épaisseur des ligaments, adhérente ou non à l’utérus qui est souvent immobilisé par la rétraction ligamentaire (pseudo-fixations).

Cette masse est douloureuse. indépendente de l'utérus, s’il s’agit de l’affection uniquement localisée aux an-

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nexes, mais très souvent accompagnée de l’empâtement mou et même dur qui l'entoure, se propage vers le col et envahit la partie supérieure du vagin.

Cet œdème ne se creuse pas en godet et ne garde pas l’empreinte du doigt quand ii est pâteux. Sa forme est aussi variable que son volume, tantôt il prend celle de l’organe qu’il recouvre (œdème péri-salpingien, périovarien, péri-ligamenteux), tantô: il donne la sensation de gonflement, de fuseau, de saïllies triangulaires (face postérieure et fond de l’utérus rétroversé), de grains de chenevis ou de millet espacés où agglomérés, d’empâtement de cordes vibrantes (Stapfer).

Toutes ces formations ont un sisüie caractéristique qui leur est propre; c’est leur variabilité.

D'un jour à l’autre, elles peuvent changer de volume, de consistance, surtout au moment des molimens.

Mais elles ont un autre signe: c’est celui de disparaître progressivement sous l'influence du massage et des mouvements appropriés et amener avec elles la suppression de la douleur.

La fièvre et les phénomènes généraux inflammatoires sont absents. «

Toutefois, cette règle ne peut être générale parce que la cellulite accompagne souvent une affection inflammatoire, comme elle peut indirectement provenir de celle-ci par l’intermédiaire de la congestion.

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