‹ La conjuration d'Amboise drame en cinq actes, six tableaux en versChapitre 113 sur 116 · ACTE CINQUIÈME. I · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME. I

Oli î ta lèvre, où jamais monsonge n'a passé I Ton cœur, ton noble cœur contre le mien pressé!

Tout mon rêve accompli sur le bord de la tombe !

Dieu ne me doit plus rien... Dieu veut que je succombe!

Mettant la main sur sa poitrine*

J’ai trop de joie, ici, pour la porter longtemps!...

Courant à la fenêtre et secouant fiévreusement les barreaux.

Pressez-vous donc un peul... c'est moi qui vous attends!

LA COMTESSE

Ne les attendez pas!... trompez leur espérance! Monseigneur, monseigneur, je tiens la délivrance... Partons!...

Elle lui terni le flnron.

CON DÉ

Y songez-vous ?... mourir ici?... Livrer A ces galants de cour qui vont la déchirer,

Comme une proie offerte à toute raillerie,

Votre chère mémoire, abattue et flétrie!...

La pressant de nouveau sur son cu»ur.

Oh! pas d'insulte, enfant, sur ce nom chaste et doux!.. Vous l'oubliez pour moi, — je rn’en souviens pour vous! Adieu I

Si le tombeau laisse échapper notre âme,

La nuit, furtivement, je reviendrai, madame,

Effleurant d'un baiser votre front endormi...

Étant aimé sur terre... on u'esl mort qu’à demi !...

Pensez à moi !... Vivez pour moi!... La vio est bonne Avec un saint amour qui n'a blessé personne,

Fait d'honneur et d'extase, et sans remords, et tel Qu'on peul l'offrir à Dieu, comme un parfum d’autel !...

lit

LA CONJURATION D'A MBOISE.

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