MARIE
Notre cause est la vôtre en ce péril extrême
CATHERINE, baissant un p^u In voit.
Tous ceux de votro sang, mon fils, pensent de même.
Au sortir d’un complot qui mit le trône enjeu,
Nous ne sommes pas seule à remercier Dieu.
Et quand d'un tel éclat votre nom so décore.
Montrant Condé.
Un autre, près do nous, s'en réjouit encore...
Bijjp qu’affligé, peut-être, en songeant que sa voix Peut monter jusqu'à vous pour la première fois.
FRANÇOIS, feignant l'étonnement.
Notre très-cher cousin!.. lui, dans notre demeure!
C’est de la loyauté.... quoiqu'à la dernière heure.
Sire!...
CONTÉ, s’inclinant.
FRANÇOIS II
Pardon! c’est vrai!., nous avions oublie!
So retournant vers Catherine.
Le prince est, au contraire, un fidèle allié,
5Î LA CONJURATION D’A M BOISE
Il amenait ses gens pour nous p rt' 1er main-forte.
On les a, — par malheur, — arrêtés à la porte...
Ce qui nous a privé d'un notable secours.
Quant aux réceptions... durant ces derniers jours,
Prenant la mnio de Marie Stuart.
Fût-il, chez nous, dans l’ombre, entré par escalades, Notre très-cher cousin nous qui trouvés malades,
Tant les émotions de ce terrible mois
Ont sur la reine et nous pesé de tout leur poids.
CO N DÉ, saluant Marie Stuart.
A la fraîcheur du lis, on bénirait l'orage!
FRANÇOIS II, souriant et regardant Mari».
Toutes ces fleurs d’Écossc ont assez do courage!
— Nous nous sentons nous-mèmc alerte, ingambe et sain.
Regardant le duc de Guise.
Vrai Dieu I.. notre bel oncle est un grand médecin!
RELLCAU, & demi-rois.
Chirurgien plutôt, dans la crise courante... »
FRANÇOIS 11, se retournant.
Bien rencontré, Belleau! — Nous doublons votre rente!
Bellcau s’incline.
— Oui, l’opération s’est faite galamment.
Se retournant rers le duc de Guise.
El vous voudrez bien, duc, en deux mots seulement,
Dût votre modestie en être à la torture,
Tour notre amé cousin retracer l'aventure ;
Qu'il en ait, pour le moins, la consolation,
Lui, qu'un destin jaloux priva do l'action!