ACTE TROISIÈME
Vous en aurez sous peu bien plus besoin qu'un autre I
Montrant son épée.
il nous reste; à la main, du fer pour les combats.
Nous trouverons îles chefs... trouvez donc des soldats I
Il fait un pas pour sortir.
CO.NDK , frémissant de colère.
Vous allez loin, monsieur !
POLTROT , revenant et avec un redoublement d'énergie.
Celle qui vous entraîne...
Celle que vous cherchez... ce n'est pas une reine!...
CO ND K , hors de lui.
Monsieur!...
POLTROT
C'est cette femme, effroi de ma raison, l’rise deux jours de suite en pleine trahison !
CO.NDK , tirant son épée.
Par la mort!
La repoussant au fourreau.
Fussiez-vous un tigre dans son anlre,
Je vous renfoncerais vos blasphèmes au ventre,
SI je ne vous devais la vie en ce moment!...
POLTROT! jetant son épée loin de lui.
Oubliez tout cela... si c'est votre agrément,
Du service rendu balayez les empreintes !...
L'homme qui vous regarde est au-dessus des craintes.
Car il n’a pas au corps une once de sa chair
Qui n’ait son but marqué pour la (lamine ou le fer !...
Frappez !.. Mais tout d’aborJ arrachez celle langue,
S’il vous déplaît d'entendre au liout de ma harangue
LA CONJURATION D’AMBOISE
La malédiction que jo jette sans peur A ces amours du monde, indignes d’un grand cœur !
CONDK, arec emportement, aprtf nvoir rtpootti' son ép£e.
Et quand je l’aimerais? ai-je un compte b vous rendre?
Jo suis trop bon, vraiment, de me vouloir défendre,
Et de m'assujettir à des précautions Pour déclarer aux gens mes résolutions!...
Atcc force.
Je l'aime! et quel quo soit le crime qu’on lui forge,
Qui l'ose condamner a menti par la gorge !
Et ce n’est point à vous, je le dis sans détour,
Qu’il appartient do voir dans ces choses d’amour.
[Allez donc, au milieu de vos cercles arides,
Prêcher ces durs croyants dont lo cœur a des rides,
Qui, gourmés dans leur foi, verts de haine et de fiel, Sont, dans ce monde-ci, la grimace du ciel,
Et qu’au milieu de nous l'œil étonné contemple.
Plus roides et glacés que les murs de leur temple!
Il est, sachez-Ie bien, d’autres âmes encor,
Qui, sans renier Dieu, source du vrai trésor,
Commo l'arbre des monts, fier de ses vigueurs franches, Se plaisent b jeter an loin toutes leurs branches,
Et qui n’empêchent pas, do peur de se gâter.
Les floraisons d'y poindre et les nids d'y chantcrl Ces âmes-là, monsieur, n’ont point affaire aux vôtres,
Et si, prenant ma placo au banquet des apôtres...
A de certains niveaux j'ai voulu me baisser,
I! est certains moments où cela doit cesser!... |
Ah! voici Gonnelin!