‹ La conjuration de CatilinaChapitre 50 sur 89 · Sali · texte numérisé non relu

Sali

2. Liberum qnaerendorum gralia : c'est la formule même du mariage romain, dans le serment que les citoyens prêtent devant le censeur. (A. Gelle, IV, 3.)

les qualités qu'il préfère sont le sérieux etTénerj^ie. Sur le théâtre de Rome, la grâce, la tendresse, la passion sont réservées aux courtisanes : la femme de naissance libre est d'ordinaire raisonneuse et revôche. Quoiqu'elle dise quelque part qu'elle s'incline « devant la majesté de l'homme », elle lui tient tête résolument, elle s'insurge contre lui, et l'histoire nous prouve qu'elle est allée quelquefois bien plus loin que de le chicaner. Est-il possible de comprendre que, pendant la guerre des Samnites, à la grande époque des vertus romaines, on ait découvert tout un vaste complot formé par les femmes pour empoisonner leurs maris? Tite-Live ne l'a pas inventé, puisqu'il n'en parle qu'à regret, et qu'il affirme que cent soixantedix d'entre elles furent convaincues et condamnées à mourir par les tribunaux de famille*. Plus tard, dans l'affaire des Bacchanales, beaucoup de femmes furent compromises, et on les accusa de joindre aux folies du mysticisme oriental des crimes de toute sorte -. On comprend, quand on se souvient de ces précédents, qu'elles aient eu encore moins de scrupule à commettre des assassinats, à une époque où l'assassinat était si fréquent parmi les hommes. C'était encore une manière de se mettre à leur niveau.

{. Titc-Live, Vlll, 18.

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