Tile-Live, XXXIX, S el s
Nous voudrions bien qu'il nous fût possible de pousser plus loin cette étude un peu sommaire; il nous importerait surtout de pouvoir apprécier, au moins d'une manière approximative, la force réelle des différents groupes dont la conjuration se composait. Par malheur, les renseignements nous manquent ou sont incomplets et contradictoires. Même sur le chiffre exact du rassemblement qui s'était formé en Etrurie, quoiqu'il agît au grand jour et que, par conséquent, il fût plus facile de l'évaluer, les écrivains ne sont pas d'accord. Salluste prétend qu'au début, il ne comprenait que 2 ()00 hommes * ; il ajoute, il est vrai, que ce nombre s'est vite augmenté. Cependant, il ne paraît pas croire qu'il ait jamais dépassé 10 à 12000 hommes, puisqu'il dit que Catilina n'en forma que deux légions. Plutarque et Appien parlent de 20000 hommes', et ce chiffre paraît assez vraisemblable quand on songe aux troupes que le gouvernement crut devoir leur opposer. C'était déjà une petite armée et destinée à s'accroître rapidement. A la vérité, le quart à peine possédait des armes véritables; les autres se servaient de méchantes javelines, de faux ou môme de bâtons durcis au feu. Mais c'étaient des soldats braves, résolus, le reste des vieilles bandes de Sylla.