VI AVANT-PROPOS
Avant tout, nous rendrons hommage à ceux qui, par leur labeur et au risque de leur vie, ont peu à peu franchi les étapes qui nous ont menés à la réussite.
En parcourant sommairement la série de leurs efforts, nous verrons se dégager de l'étude et de l'expérience les éléments quelque peu complexes du problème de la direction des ballons.
Nous montrerons ensuite par quels moyens le Lebaudy et son cadet la Patrie ont résolu les principales difficultés, et pourquoi la France a, sur ce teiTain comme sur bien d'autres, une notable avance sur l'étranger.
S'il n'est pas trop osé de jeter dès aujourd'hui un regard sur l'avenir, nous chercherons à nous rendre compte des perfectionnements qui sont encore à désirer, de ceux surtout dont on peut dès maintenant prévoir la réalisation prochaine.
Cela nous amènera à dire quelques mots des machines aériennes, qui, aujourd'hui, commencent à peine à se soulever de terre d'un vol hésitant et incertain, comme l'oiseau qui vient de naître, mais qui peut-être, un jour, deviendront des concurrents du ballon dirigeable.
Mais à quoi servirait l'outil si on n'était pas fixé sur son emploi, sur la nature et l'étendue des services qu'il est susceptible de rendre?
Qu'on nous permette donc d'essayer de les esquisser dans la seconde partie de cette modeste étude.