‹ La Conquête de l'autonomie plénière du Canada [microforme]Chapitre 24 sur 24 · L'IMMIGRATION DU JAPON · texte numérisé non relu

L'IMMIGRATION DU JAPON

Voici d'un autre côté l'engagement pris par le gouvernement Pour restreindre l'immigration au Canada et la maintenir dans des Emites où elle ne pourra pas causer de perturbation en Colombie.

Anglaise:

Tokio, 23 décembre, 1907.

Monsieur le ministre,

En r se à votre note de cette date, j'ai l'honneur de déclarer que, bien que le présent traité entre le Japon et le Canada garantisse absolu-

ment aux sujets d'entrer, de voyager de résider dans toute n'est pas mention de mue vernement jouissance complète des droits 88 Sarantis do quels ee ferait au mépris de récente occurrence Anglaise, js impérial a décidé de prend réstrolndre Fémigraties 3 Cr nada. Dans de Fouvernement impérial, en con.

formité du système 2 r een compte des conditions loca du gouvernement R avec l'esprit du traité et la dignité Bien qu'il ait été le dis la à 10 ne m'ait pas Possible, comme je ps mn à formulées, au nom d 2 8 2 . — ie e toutes pouvoi développement [A stabilité ä c tuellement avan qui D nor ee ange romplet ne 22 à entre nous et il m'est ape cialemen — reconnaître Dobligation où

je me trouve placé . vis-à-vis de vous. r vos lications franches et dignes, au sujet de l'attitude et des désirs de ————— E

Croyez-moi, ete., (Signé) : TADASU HAYASHI.

Lhonorable Rodolphe Lemieux, Ministre des Postes et du Travail du Canada, Tokio.

Ces promesses furent d'ailleurs suivies d'un commencement immédiat d'exécution.

Une série de règlements très sévères furent, au cours des confé-

rences, adoptés par le gouvernement Japonais et ces règlements :

furent accompagnés d'instructions adressées aux Souverneurs locaux et aux consuls Japonais au Canada. En particulier, l’hon, R. Lemieux avait grandement à Cœur d’atténuper la pression exercée par le surcroit de main-d'oeuvre étrangère dans cette province. Comme résultat des négociations, toute émigration de travailleurs embauchés à l'étranger, artisans Compris, est maintenant interdite, à moins que ces immigrants ne viennent à la demande du gouvernement canadien. Cela veut dire que maintenant des Compagnies comme la “Nippon Supply Company”, de Vancouver, cause réelle des embarras de Fan dernier, ne pourront plus coopérer avec les compagnies d'émigration du Japon et envoyer au Canada des ouvriers engagés à l'étranger.

L'EPPET

Voilà six mois bientôt que l’arrangement conclu au Japon par Thon. R. Lemieux est entré en vigueur,

C'est aux fruits qu'on peut juger l'arbre!

Et si l'on juge de cette oeuvre par les résultats produits, on constate forcément que, depuis le commencement de cette période, tout malais a disparu n Colombie-Anglaise,

Les choses ont repris leur état normal; on n'entend plus de plaintes; le marché du travail a repris son état normal et la population est satisfaite,

Ne valait-il pas mieux envoyer là un de nos jeunes ministres, habile et zélé plutôt que de dénoncer un traité, ce qui n'eut pas réglé le problème asiatique et nous eût fait perdre le fruit d'années de tfavail et d'efforts commerciaux.

Sir Wilfrid Laurier a fait là encore preuve de son admirable prescience de notre état national. Profitant des privilèges que nous assurait notre autonomie, il a été droit au but et a discuté de nation à nation ce qui intéressait le Japon et le Canaua.

Les concessions qu'il a obtenues lui ont été données de plein gré

par le Jepon qui a engagé sa parole d'honneur.

Le Canada n'a pas eu, d'un autre côté, à se délier de la parole donnée dans un traité solennel.

Ce sont des points acquis dans la vie d'une nation, d'une jeune nation qui ne sera respectée qu'en faisant un usage sobre, raisonné et loyal de SA PLUS COMPLETE AUTONOMIE.

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