LE BOUDOIR DE LA BEGUM
Quand, vers trois heures de Taprès-midi, Bussy retourna au palais, on le guida ver^ne aile qu'il ne connaissait pas encore et on l'introduisit dans un joli salon, au premier étage.
Tout était en harmonie dans cette pièce avec les tentures des murailles, de soie vert clair, à rayures plus foncées brochées de roses blanches ; les légères boiseries sculptées des fauteuils, larges et carrés, étaient peintes de ce même ton glauque ; les dessus de portes représentaient des scènes aquatiques et, sur la haute cheminée, la pendule, en porcelaine de Sèvres, montrait des nymphes dans des roseaux.
Le marquis se crut seul d'abord ; mais un chuchotement, dans l'embrasure d'une fenêtre, attira son attention. C'étaient Chonchon et Louise de Kerjean,
à demi cachées par les plis des rideaux. Elles se retournèrent vivement au bruit de ses pas, et, en le reconnaissant, restèrent comme interdites, échangeant entre elles un rapide regard.
Le jeune homme les salua avec courtoisie.
— Il est inutile de vous demander, mesdemoiselles, si vous àtes délassées du bal, dit-il ; vous ressemblez à deux fleurs qui se sont baignées dans la rosée.
— Le bal ne fatigue jamais, dit Mademoiselle de Kerjean, et il semble toujours trop tôt fini.
Chonchon restait muette et serrait fortement la main de son amie.
— On dirait que j'ai interrompu une conversation où il était question de moi, se dit Bussy.
Chonchon portait une tunique persane en drap blanc léger, brodé et soutaché d'or ; une petite calotte, d'où pendait ua gland de perles, était fixée sur ses cheveux noirs, sans poudre. Elle était mieux ainsi que dans sa toilette de la veille, belle maintenant tandis qu'au bal elle était plutôt jolie. Son teint mat ressortait donnant plus d'éclat à ses yeux, et son indolence naturelle avait toute sa grâce. Bussy constatait cela avec une froideur parfaite ; il trouvait Louise de Kerjean moins bien, au contraire, dans sa longue robe à grands ramages, ornée d'un volant dans le bas et d'un pli entre les épaules.
— Il vous faut faire antichambre avec nous, dit Chonchon, se décidant enfin à parler; maman n'est pas encore descendue.
— Le sort me favorise, puisqu'il me procure le plai-
sir de passer quelques instants en votre compagnie !...
— Le sort I.,.
Les grands yeux de la jeune fille s*ouvraient avec une curiosité d'enfant; mais Louise, qui semblait deviner la pensée de son amie, lui faisait signe de ne pas parler. Elle n'y tint pas, cependant.
— C'était donc bien grave ce que vous a dit le sorcier, cette nuit, dit-elle, que vous n'avez pas voulu que nous le sachions >
— C'était très grave, répondit Bussy en souriant, et l'on n'aime pas à voir dévoiler ainsi les secrets de l'avenir.
— Puisque vous saviez les nôtres, c'est injuste.
— Connaître les secrets des autres et garder les siens, c'est de la haute politique, dit Louise.
— Y croyez-vous, au sorcier ?
— Penh ! pas trop.
— Cependant j'ai bien vu que vous avez pâli.
— De colère, peut-être; il m'accusait d'une ambition à tout dévorer.
— Ah ! dit Chonchon, et vous a-t-il promis le succès >
•— Un succès extraordinaire.
— Que tu es curieuse ! dit Louise en riant.
Xhonchon abaissa ses grands cils d'un air embarrassé.
— C'est vrai, je suis d'une indiscrétion ridicule, dît-elle ; pardonnez-moi, monsieur de Bussy.
Mademoiselle de Kerjean éclata de rire :
— Voyez-vous la rusée ? Maintenant qu'elle sait ce
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qu'elle voulait savoir, elle vous prend un petit air contrit. Chonchon s'enfuit en riant. Dupleix venait d'entrer, elle se jeta dans ses bras.
— Ah ! le vilain père ! dit-elle en l'embrassant, il ne s'est pas couché et n'a pas paru au dîner ; il ne se ménage pas du tout et nous fait beaucoup de chagrin.
Le gouverneur embrassa aussi sa nièce.
— Voici ce qui me tiendra lieu de sommeil, dit-il en montrant une cafetière de vermeil, fumant sur un plateau qu'un domestique venait d'apporter; Monsieur de Bussy, qui ne s'est pas couché non plus, me fera compagnie. J'ai la prétention d'avoir du café excellent.
— Volontiers, monsieur.
— C'est moi qui vous servirai, dit Louise.
Chonchon, péniblement, traînait un fauteuil que
Bussy s'empressa de lui prendre des mains pour l'approcher delà table.
— Asseyez-vous, père, dit la jeune fille ; reposezvous au moins quelques minutes.
— Je n'ai guère le temps ; cependant, malgré mtés préoccupations, j'ai pensé à vous, mesdemoiselles. Voici la Gazette des Modes, qu'un bateau marchand, apporte d'Europe. Je crois qu'il y a là de quoi mettre vos jeunes tètes à l'envers.
Les jeunes filles poussèrent un cri de joie, et allèrent s'asseoir dans un coin pour étudier à leur aise la bi^beureuse feuille.
— Eh bien, capitaine, dit le gouverneur avez-tous du nouveau ? Nos enrôlements?
-^ J*amène trente Français braves et solides ; mais pour les avoir — peut-être ai-je eu tort — , je me suis tagagt en votre nom, monsieur, à leur pardonner une £Eiute des plus graves.
— Vous avez bien fait, dit Dupleiz. J'aime que dans dans les cas pressants, un officier sache prendre une résolution.
— Vous me rassurez tout à fait, monsieur ; il s'agit de trente matelots, échappés par miracle au naufrage de leur navire et tellement terrifiés de l'horreur de la dernière tempête qu'ils se sont enfuis, jurant de ne jamais remettre le pied sur un bateau.
— Ah bah ! vous les avez retrouvés ? dit Dupleix joyeusement, je pensais beaucoup à ces pauvres diables, dont je savais la désertion ; mais on ne pouvait pas les découvrir.
— Le hasard seul m'a servi: il s'est, pour ainsi dire, couché en travers de ma porte, sous la forme d'un ivrogne, qui était justement un de ces matelots.
— Voilà un hasard courtois.
— L'homme, revenu à lui, m'a avoué son aventure ; .il était dépéché par ses compagnons qui, depuis leur fuite, se cachent dans les bois et dans les taillis, vivant on ne sait comment ; mais à bout de forces, ils envoyaient leur camarade en éclaireur, pour voir s'ils étaient suffisamment oubliés et pouvaient se cacher dans la ville et y trouver quelques moyens d'y subsister. Celui qui me parlait était le maître-coq de son navire ; il paraît qu'une marmite lui a ser\ri de véhicule pour venir jusqu'à terre, et ce qu'il a enduré
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pendant ce singulier voyage a failli le rendre fou. -=• Le cuisinier sauvé par la marmite, voilà qui est curieux, dit Dupleix ; cependant, ce n'est pas la première fois : j'ai entendu quelque chose comme cela à propos d*un matelot de la Vénus.
Bussy continua :
=^ Ne connaissant d'autres lieux de renseignenients qile le cabaret, notre maître-coq y eiltra et, afiaibli qu'il était par un long jeûne, les premières rasades liii firent oublier sa mission ; il ne pensa plus qu'à boire et continua jusqu'à ce qu'on le jeta dehors ivre-mort, avec force coup de pieds, parce qu'il n'avait pas de quoi payer. J'ai donc promis grâce pleine et entière à lui et à ses compagnons s'ils voulaient s'enrôler sous vos ordres et eflFacer, par leur belle conduite, la tache de lâcheté qui était sur eux. Us sont prêts à tous les héroïsmes, pourvu que ce soit en terre ferme, et je crois qu'ils vous serviront bien.
— Faites-moi venir ces trente gaillards, ils seront fort bien reçus.
— Ils sont là, sur la place, devant le palais*
— Voilà qui est parfait. Merci, monsieur, je vois que vous savez agir bien et vite.
■ Dupleix sonna et donna l'ordre qu'on fit conduire ces hommes au magasin d'habillement.
Des officiers, des employés, entraient dans le salon : MM. de Mainville, de Moracin; Kerjean arriva, l'oreille basse, craignant d'être grondé ; mais son oncle le salua amicalement.
A ce moment deux pages, en livrées pourpre et or^
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ouvrirent une porte, et, en silence, se tinrent debout de chaque côté.
— Messieurs, dit le gouverneur, ma femme nous attend.
Et il entra le premier avec Chonchon, pendue à son bras, et sa nièce auprès de lui. Bussy et les autres le suivirent.
Le lieu où ils pénétrèrent était d'un aspect inattendu, après le salon tout français que Ton quittait. C'était une salle orientale, ayant à son centre une vasque de marbre, dans laquelle s'égrenait un jet d'eau; des faïences persanes, d'une rare beauté, couvraient les murs et le sol,^ d^chées» par places sous les tapis et les coussins ; le plafond se creusaient en voûte d'azur, constellée d'or, et, tout à Tentour, des vitraux emprisonnés entre deux châssis de bois découpés, veloutaient l'éclat du jour.
La begum était à demi couchée sur un divan, dans un renfoncement, tout resplendissant d'une mosaïque d'or et drapé de riches étoffes ; elle fumait le houka comme les femmes du harem, vêtue comme elles ; et des suivantes agitaient des éventails de plumes à ses côtés.
— Vous avez vu la marquise hier, dit Dupleix à Bussy, aujourd'hui vous voyez la sultane.
Il y avait des différences de niveau dans la salle qui donnaient prétexte à de jolis motifs d'ornementation, des colonnettes, des balustrades ; des escaliers, dans l'angle desquels s'enchâssaient de moelleux divans.
Le gouverneur s'assit sur un carré, près de sa femme ;
et, après avoir salué la begum, chacun se plaça à son idée, tandis que des servit&urs spéciaux allumaient des houkas et les offraient à ceux qui voulaient en user. Mais Madame Dupleix retint Bussy auprès d'elle.
— Voulez-vouB être mon secrétaire, aujourd'hui ? lui dit-elle. Hadji Abd Allah qui sait dix langues au moins, s'avise d'être fialade.
— Serai-je digne de l'honneur que vous me faites, madame ? Je ne suis pas à ce point polyglotte.
— Vous savez le tamoul, c'est tout ce qu'il faut, vous êtes le seul ici, avec moi, qui le parliez. Ainsi nous pourrons dire tout ce que nous voudrons, ajouta-t-elle, en riant.
— Défiez-vous de Chonchon, dit Dupleix ; elle prétend comprendre le tamoul.
— Elle se vante, la paresseuse ; à peine en sait-elle quelques mots.
— Je sais dire : maman, que je t'aime et que tu es belle! répondit Chonchon en tamoul.
La begum lui envoya un baiser du bout des doigts. Bussy regarda la jeune fille, qui le regardait aussi en rougissant un peu.
— Non, monsieur, dit-elle vivement, je sais ce que ■ vous pensez; je n'ai pas compris le fakir, parce que, ? malheureusement, je n'entends en effet que quelques
mots de la langue qu'il parle, et qu'il la parlait trop vite.
— De quoi te défends-tu ? dit Dupleix, le marquis n'a pas soufflé mot.
— Il pouvait croire que j'avais menti.
Ôî6 LA CONQUÊTE DÛ PAtUDlà
— Oh ! mademoiselle ! dit Bussy, j'étais simplement charmé de la jolie phrase que vous avez dite.
Un ofScier de marine entra, portant des dépèches.
— De Madras ! enfin ! s'écria Dupleix.
— Nous avions bonne brise, dit l'officier, la traversée s'est fidte vite.
— C'est juste, vous êtes en avance; mais mon impatience d'avoir des nouvelles me fait paraître le temps long.
Le gouverneur, rapidement, ouvrit les lettres, qu'il lut d'abord pour lui seul, au milieu d'un silence profond. i — — C'est de d'Esprémenil, dit-il bientôt. Voici ce qu'il m'écrit, messieurs. « Marphiz-Khan, le fils atné du nabab AUah-Verdi, est à la tète de l'armée ennemie. Il campe sur les rives du Montaron et semble vouloir se borner à un blocus peu dangereux, puisque nous gardons par mer et par terre nos communications avec vous. Nous avons beau fouiller leurs rangs des yeux, à travers nos lunettes, nous ne découvrons aucune trace de travaux de siège. Nous ne voyons que d'innombrables cavaliers qui viennent le soir abreuver leurs chevaux au fleuve, les tentes, que leur blancheur dénonce sous les banyans et les cocotiers, et quelques sentinelles immobiles, accroupies sur leurs talons. Nous veillons. L'esprit de la garnison est excellent. >
— Cette inaction doit cacher quelque piège, dit Dupleix eu refermant la lettre; mais nous aurons bientôt des nouvelles plus fraîches par mes chameliers-courriers, qui marchent comme le vent, avec des relais d'heure en heure.
Vt LION DE LÀ VICTOIRE 2ig
— Un émissaire de la begum I annonça un serviteur noir, en soulevant la draperie qui masquait une petite porte dérobée.
— Voici le moment d'entrer en fonctions, monsieur de Bussy ; vous traduirez et écrirez rapidement ce que cet homme va nous dire.
Et Madame Dupleix poussa vers le jeune homme une sorte d'escabeau incrusté de nacre, sur lequel était posée une écritoire d'or.
Celui qui entra était un Hindou, vêtu seulement d'un langouti de toile blanche. Il se précipita à genoux devant la begum et toucha le sol du front.
— Parle, dit-elle, qu'as-tu à m'apprendre ?
L*Hindou se redressa mais resta à genoux.
— Lumière du monde, dit-il, dispensatrice des grâces, maîQ:esse de notre vie! puisse ton ombre ne jamais décroître, puisse ta fortune s'élever jusqu'aux étoiles ! Selon tes ordres, je me suis caché sous le costume d'un de ces vils adorateurs d'Allah et, sans éveiller de soupçons, j'ai pu me glisser au milieu de l'armée du nabab. Le général Marphiz-Khan, plein de ruse et de malice, cherche à détourner le cours du Moutaron, pour tarir la source qui alimente Madras et faire mourir de soif ceux qui défendent la ville. Voilà, bégum, ce que j'ai surpris ; les soldats construisent une digue énorme en travers du fleuve et travaillent avec tant d'activité que, peu d'heures après mon départ, les assiégés ont pu s'apercevoir que l'eau dhninuait dans la ville.
— Est-ce tout ce que tu sais ?
— C'est tout, begum.
— C'est bien, va. Tu recevras ta récompense.
L'homme se prosterna de nouveau, puis se leva et,
après avoir salué les assistants en croisant ses bras sur sa poitrine, sortit rapidement.
Bussy donna lecture de sa traduction.
— Je me doutais bien de quelque ruse, dit Dupleix. Le manque d'eau est intolérable sous cette latitude et il faut absolument que d'E^préménil tente une sortie.
— Le chamelier-courrier ! annonça un valet , en ouvrant une autre porte.
Dupleix, plein d'impatience, alla au-devant du messager. C'était un soldat, qui lui remit la dépèche, en faisant le salut militaire.
Le gouverneur lut tout haut : *
c . . . L'ennemi a détourné le Montaron, l'eau nous manque subitement et la population est exaspérée. Je détache un corps de quatre cents hommes, avec deux pièces de campagne, pour essayer de repousser les assiégeants au delà du fleuve. . . »
— Le combat est donc engagé à l'heure qu'il est, dit Dupleix. Pour la première fois les Indiens et les Français sont en présence. Quatre cents hommes et deux canons contre une armée ! c'est à faire frémir!... Que Dieu nous donne la victoire I
Son beau visage avait pâli. Il demeura un instant immobile, les sourcils contractés, le front penché vers la terre ; mais bientôt il releva la tète.
— Monsieur de Bussy, dit-il, faites-moi la grâce d'aller trouver Paradis et, dites-lui qu'il doit, à tout prix,
être prêt ce soîr ; de Mainville et Kerjean vous accompagneront et se mettront avec vous à sa disposition si on peut Taider en quelque chose. Nous sommes le 2 novembre, le 4 au matin Paradis doit avoir rejoint Tennemi.
Les trois jeunes gens saluèrent rapidement et sortirent. Tous ceux qui se trouvaient présents comprenant que la réception était finie se retirent aussi.
Resté seul avec sa femme et les jeunes filles, serrant son front dans ses mains, Dupleix se laissa tomber sur le divan près de la begum.
— Jeanne ! Jeanne I s'écria-t-il, j'ai le cœur tenaillé par l'inquiétude, et pourtant je suis frémissant d'espoir. Toi seule sais de quelle importance serait pour moi cette victoire, et quelle agonie si j'échouais !
— Aussi je tremble et j'espère comme toi, dit Jeanne, la fièvre me dévore.
Et elle mit 'ses mains brûlantes dans celles de son mari.
— Le plus terrible, c'est de passer le temps de ces heures d'attente, longues comme des siècles ; ne rien savoir quand tout est déjà perdu ou sauvé, c'est cela qui est mortel ; le vent a beau gonfler les voiles, le chamelier dévorer l'espace, c'est long, c'est long !
— Tâche d'être calme, je t'en conjure ; le cerveau qui dirige, pour être parfaitement lucide, doit garder sa tranquillité.
— J'y fais tous mes eflForts ; mais la partie est si monstrueusement inégale qu'à moi-même, à présent, il me semble téméraire de l'avoir risquée. Je sens
autour de moi des désapprobations sourdes, et beaucoup attendent, pour me maudire, ou me porter aux nues, que je sois vaincii ou triomphant. N'importe ! J'ai fait ce que le devoir me dictait, et ma conscience est en repos.
Il baisa la main de sa femme et lui sourit.
— Parlons d'autre chose, dit-il ; à propos, notre jeune marquis de Bussy ne se doutait guère qu'il passait un examen. S'est-il bien tiré'de sa traduction ?
— A mer\'eille, ce qu'il vous a lu était traduit mot pour mot.
— Il a fort bien exécuté aussi ce dont je l'avais chargé, dit Dupleix : il me semble avoir de l'énergie et de l'initiative. Que penses-tu de lui, Chonchon ? Tu as dansé et causé avec ce jeune homme au bal >
Chonchon rougit et parut interdite.
— Je ne sais, répondit-elle d'une voix mal assurée, je le connais trop peu : cependant, il me semble qu'il n'est pas comme les autres.
— Pas comme les autres! c'est beaucoup cela. Pour moi, j'avoue qu'il me plaît infiniment, mais il faut se défier de ces premières impressions. J'ai été si souvent déçu. Allons I au revoir, enfants : je dois avoir une dernière conférence avec le bon Paradis avant son départ. Faites des vœux pour moi.
Et Dupleix quitta le boudoir oriental, après avoir embrassé sa femme et les jeunes filles.