LIVRE MORAL
ils auraient vaincu. L'homme libre est joyeux. Yois-Ie donc marcher solitaire. Il ne fait pas un mouvement qui ne soit une conquête. Attiré par sa force, l'invisible, sans qu'il rappelle, reflue vers lui de toutes parts. A mesure qu'il prend, qu'il délivre, qu'il protège, sa paix intérieure s'accroît. Seul il s'enivre de lui-même, dédaigne l'admiration -et seul il sait aimer le grand silence où l'on n'entend que le battement calme et régulier de son cœur.