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liste rêve et exalte et qu'agit le conquérant. Plus vite encore que les aristocraties où quelques traditions sévères et la menace qui rôde entretiennent le ressort au delà du terme naturel, les dânocrattes s'épuisent à iaire des hommes : il faut que l'arbre* desséché tombe en poudre et retourne à la terré engraissée d'ossements et de cadavres pour qu-uti champ d'herbes vives ^ pousse, et quelques chênes noueux.
Pour les professeurs de morale, le monde n'est que pourriture. Pour les acteurs de l'énergie, le monde est une symphonie indifférente, qu'à quelques époques vivaces, un homme ou plusieurs hommes font entrer dans Faction humaine afin d'en construire un édifice de rêverie et d'action. Pour le professeur de morale, où qu'il regarde derrière et autour de lui, tout pue. L'acteur de l'énergie ne sent les mauvaises odeurs que lorsque le parfum des âmes fortes n'est plus là pour les masquer. Si notre temps sent mauvais, c'est qu'il est misérable en hommes. Ce temps n'est pas plus corrompu que l'Empire de Rome ou l'Athènes de Périclès, le treisième, le sei-
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Kième ou le dix-«q[>lîèine siàde français, TAn*. gleterre de Shakei|)eaFe, la Prusae de Frédéric, temps renominés pour leur grandeur et qui, «'ils n'eusseùt été grands, eussent puisé leur renom dans l'orgie sangLanle et sexuelle dont leur histoire, comme toute celle des iKHames» est faîte du commencement à la fin.
Mai* ce temps est bas parce que, parmi tous les bas intérêts, il n'est pas un seul haut dessein.
Le peuple n'est pas chaste. Il ne serait pas sobre s'il avait de quoi manger. £t même n'ayant pas de quoi manger, il n'est pas sobre. Et cependant c'est au peuple qu'il faut demander le cordial, quand la nauaée s'anntoce. L'esclave qui a fait le christianisme buvait et forniquait dans la nuit des cataimnbes. Le serf qui a bâti la cathédrale était voleur et paillard. L'ouvrier d'art de Florence violait les nonnes et assassinait ses rivaux. La veille de la Révolution, le siècle écœuré de lui-même semblait courir au suicide et quand, trois ans plus tard, le peuple chantait aux frontièreft, ce même peuple assommait les femmes à coups de bûches dans les prisons de
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Paris. Le peuple est crapuleux. Il ramasse toujours les miettes du festin, s'enivre de Todeur des femmes qui l'écrasent avec les roues de leur voiture et bat des mains en reniflant le sang quand on lui jette une tête coupée. Mais prenez garde. Il est innocent. Et l'innocence, en un éclair, peut refaire de la foi. Et alors, là où était le marécage, ô moraliste, on voit une montagne bosseler le sol, monter, se couvrir d'arbres et de fleurs. Rien qu'une seconde d'espoir, l'élan pour la saisir, des armes pour l'affirmer et la répandre. Un drame grandiose surgit et le héros apparaît. Et ce mcnde à double visage montre sa face de dieu.