‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 77 sur 134 · CHAPITRE TRENTE-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-NEUVIÈME

Si a transmis à Siuile pour auoir truchmêt d'icelle isle et de toutes les autres, contre les saisons qui viennent, puis se partirent et s'en alèrent tout entour par dellJi droit en Tisle des Palmiers et prinstrent port à droit d'une riuière qui.chiet en la mer, et la se fournirent d'eaue pour tout" le voiage' et est moult hauste isle et de moult grans boecages garnie et de gens moult peuplée, et est très forte et sont les genscharoingniers et ne viuent que de char, ainsi qu'ilz font en l'isle d'Erbâne dicte Fortaventure côbien que le pais seroit très bon pour labourer et pour faire tous blez. Et est la plus délitable isle de toutes celles que nous auons trouvez par dessa. Et quant ilz orôt doublé Tisle de Palmes, ilz eurent si bon temps qu^ilz furent en deux jours et en deux nuiz au port de Rubicon, là où il y a v® millez entre deux. Et s'en vindrent, coustoiant de l'autre bande toutes les isles jusques au dit port sans prendre terre nulle part, et auoient demouré iij mois ou environ, Et vindrent tous sains et haitiez et nous trouèrent touz en bon point et auions plus de iiij'^* prison iers au chastel de Rubicon et en y auoit en grant foison de mors et tenoins* nos ennemis en tel point qu'ilz ne

1. Texte de Jean V de Béthencourt, chapitre xliii, p. 70. Édition normande : Comment ils passèrent en Tisle de Palmes, puis retournèrent de l'autre bende, costéant les isles.

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