CHAPITRE QUARANTE-HUITIÈME
Et deuons croyre les dix cômandemens de la loy qui escript de son doy en deux tablez au mont de Synay, moult longtemps d'auant et les bailla à Moyses pour monstrer au peuple d'Israhel, dont il y en a deux pncipaux. C'est que Ton doit croyre, craindre et aimer Dieu sur toutes choses de tout son courage et l'autre que l'en ne doit faire à autruy si ce n^est mais que l'en vouldroit que autruy ly feist. Et qui gardera bien ces cômandemens et ces choses dessus dittez croira fermement, il n'aura garde de condepnacion. Et sachons de vray que toutes les choses, que Dieu cômanda en la vieylle loy, son parfiguréez en celle du nouuel testament ainsi qu'il seroit parfîguré pour le serpent d'errain que Moyses fist droicier on désert bien hault sur un fust contre la morseure des serpens, qui parfîguré Nre Seigneur
IhQcrist q fut pendu et leué bien hault sur l'arbre de la croiz pour garder et deffendre tous ceuls qui en lui croient contre la morseure du diable, qui par auant auoit puissance sur toutes âmes, laquelle il perdit adoncques.
1. Texte de Jean V de Béthencourt, ch. li. Edition normande, p. 80 Titre : Comme on doit croire les dix commandemens de la loy.