‹ La conquête pacifique de l'intérieur africain: ne?gres, musulmans et chre?tiensChapitre 22 sur 36 · ROI TE A L'OUEST SUIVIE PAR FLATTERS DANS SA 2 6 EXPÉDITION · texte numérisé non relu

ROI TE A L'OUEST SUIVIE PAR FLATTERS DANS SA 2 6 EXPÉDITION

Distances Ouargla.

25 k. Hassi (puits). Bou Knissa, eau.

78 k. H 1 Djemel. —

206 k. H* liiifel. Eau abondante.

L'indication de distance ne signifie pas qu'il n'y a pas d'eau pendant 206 k., mais que Flatters n'a pas trouvé de puits ou n'en a pas creusés. Il est passé par une année de sécheresse excessive et du reste il est certain que dans ces régions les indigènes comblent les puits afin de rendre leur pays inabordable. Quelque travail suffirait pour en établir d'intermédiaires.

190 k. H 1 Insokki, eau abondante.

45 k. OuedDjokran, eau.

40 k. Il 1 Aoulouggui, eau.

20 k. H 1 Messeguem, eau abondante.

De Temassinin à Amguid, la route n'a pas été parcourue par des Européens. Mais la carte de Duveyrier ne porte pas plus de 200 k. et indique plusieurs stations. Du reste, comme la route suit constamment le lit même de rigbarghar, on est certain d'y trouver de l'eau en creusant à moins de 12 mètres de profondeur, puisque le puits artésien de T?massinin, n'a que 12 mètres.

200 k. Amguid, eau vive.

83 k. Oued el Hadjadj, eau.

20 k. Oglat el Hamian, eau.

20 k. Tilmas el Mra, eau.

90 k. O d Adjerman A roui, eau, 52 k. Amguid, eau vive abondante.

Vue d'Ouargla. (Dessin de flf. (XCallaghan.)

D'Amguid on peut suivre deux directions. 1° à l'ouest, en remontant l'oued Gharis, on arrive aux sources de TO d Tirhejert qui conduit à Timissao. C'est une indication déjà donnée dans un chapitre précédent • 2° d'Amguid: 24 kilomètres, Aguellachens, étangs. — 30 kilomètres, Agzel, eau vive, arbres, figuiers. — 64 kilomètres, Tiksin (Tilmas), eau. — 8 kilomètres, Inselman Tiksin, eau abondante.

Inselman Tiksin est à trois journées de marche d'Amadghor. M. Henri Duveyrier, qui est le seul

européen ayant pénétré dans ces contrées, ayant pris sur place des renseignements de la bouche même des habitants du pays nous a dit :

« L'importance majeure d' Amadghor date de l'époque où les quatre fractio?is de Touaregs, Asdjers, Hoggar, Kel Oui et Aouelimidden, ?ie formaient qu'une seule nation unie sous les ordres d'un seul chef.

« Alors Amadghor était un marché annuel immense, où toutes les caravanes du nord et du sud se réunissaient pour échanger leurs produits. Les caravanes s'y chargeaient de sel pour retourner dans le Soudan où il est très rare.

«Le sultan (Amghar,) des Touaregs percevait les droits de passage sur tous les marchands, mais assurait à tous la sécurité. Depuis cette époque où le commerce florissait et où les caravanes étaient nombreuses, des révolutions successives ont fractionné la grande confédération Touareg en plusieurs tribus ennemies et la guerre et l'anarchie ont remplacé l'ordre qui régnait jadis. L'absence d'autorité a amené le brigandage et le commerce a cessé par l'impossibilité de traverser le pays sans être pillé et assassiné. »

Ce n'est pas le désert qui a empêché Flatters d'arriver au Soudan. Il était près du but à Amadghor puisqu'il avait franchi le point de séparation des eaux et qu'il était dans le bassin du Niger. Quelles que fussent les difficultés du sol elles étaient vaincues. Ce qui la arrêté ce sont les intérêts des marchands d'esclaves, qui ont poussé, excité les sauvages brigands des Touaregs à s'unir contre lui, et encore ces bandits n'en seraient pas venus à bout et eussent été incapables de vaincre sa petite troupe (cent hommes environ), s'il ne se fut laissé entraîner dant un guet-apens et ne se fut séparé d elle .

Laisser ce crime énorme impuni, c'est favoriser la traite, l'ignoble et infâme traite et c'est une honte pour la France. Se laisser effrayer par les sables, par la sécheresse, par le désert, mais ce sont les bâtons flottanls de la fable! En tous cas on peut avancer par étapes successives et, sans grandes dépenses, faire tons les ans un pas en avant. On verra bientôt alors que tout cet épouvantai! n'était qu'un mirage trompeur.

Ba-Mlndil, fort français près Ocargla. (D«sm de M. O'CalUnjhim.)

Du reste, lors même que l'on se déciderait à rester sur place, on sera obligé par les événements d'avancer quand même. Déjà l'obligation s'en fait sentir: des dépêches récentes nous informent que la guerre a recommencé entre Touaregs et Chamhàs.

Amadghor, si nous rendons la sécurité à ces pays, redeviendra un marché considérable , un lieu d'échanges.

Les interrogatoires des gens qui accompagnaient Flatters nous ont appris une chose que, du reste.

m LE SAHARA

l'antique importance d'Ainadghor rendait certaine, c'est que quoique la Sebkha elle-même ne contienne pas d'eau, il y a aux environs des sources, puisqu'ils ont rencontré des ruines importantes, au milieu desquelles est une colonne assez élevée (peut être une ruine romaine.)

Le point d'Amadghor est à peine à six ou sept jours de marche d'Assiou, indiqué par le général Damnas, dans son itinéraire, comme point de jonction des caravanes qui viennent duTouat, d'un côté, et de Rhadamès, de l'autre. Assiou est un point célèbre, déjà cité par Ibn Batouta dans ses récits de voyages. Il y a plusieurs puits appartenant, les uns aux Asdjers, les autres aux Kel ouï. Entre Amadghor et Assiou on trouve encore de l'eau: à Temassint, puits abondants, a M esseguef, et enfin à Bir Gerama où Flatters a été tué.

partir de ce point nous avons l'itinéraire du docteur Barth :

Assiou.

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