‹ La conscienceChapitre 29 sur 54 · Psaume XLII · texte numérisé non relu

Psaume XLII

£• Psaume CXXX, 1.

incessamment dans les lieux profonds ; d'autant plus puissants qu'ils se sentent plus petits 1

Comme notre prière, notre obéissance a besoin de se faire consciencieuse.

Dieu doit être obéi, nous le savons de reste» Tout commandement implique pour nous l'obligation d'obéir, de même que toute vérité implique l'obligation de croire. La conscience, pas plus que l'Évangile, n'établit de catégories entres les ordres, déclarant ceux-ci inviolables, ceux-là indifférents.

Nous, cependant, sitôt qu'une loi nous gêne, nous la faisons fléchir sous prétexte qu'elle n'est pas péremptoire, qu'elle date de loin, qu'il y en a de plus importantes.

Voulez-vous un exemple? prenez le dimanche, prenez les profanations du dimanche; mettez-les vis-à-vis de ce Décalogue dont Jésus a dit : <( Je suis venu l'accomplir, non l'abo-

lîr M » interrogez votre conscience, et voyez ce qu'elle répondra.

Tout chrétien répète machinalement ces mots : « Non pas ce que je veux, Père, mais ce que tu veux^l » — Ce qui ne nous empêche nullement de nous révolter quand la volonté de Dieu renverse la nôtre, çt de nous écrier avec amertume que nos prières ne trouvent point d'accès là haut.

Se soumettre! je rencontre ici la suprême

victoire de Jésus. Un cœur soumis est un cœur sanctifié.

Eiicore y fauMl l'intégrité. La conscience n'y met nulle équivoque : a Ne mentez point M » — Or, se dire soumis quand on ne veut pas l'être, c'est mentir, il ii'y a pas d'autre mot. Mieux vaut cent fois crier à Dieu :

Père, je désirerais me soumettre, je ne puis;

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