‹ La ConscienceChapitre 42 sur 114 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

RITAN , EDOUARD.

Voilà une complication !

Edouard.

Oui, n'est-ce pas * ?

4. Edouard, Ritan, Chrétien, le valet de chambre. 2 Edouard, Ritan.

RITAN.

Il ne manquera pas de tout dire.

EDOUARD

Si je ne le paye pas; mais si je le paye, il ne dira rien.

RITAN.

Comment le payer? Je ne puis avant trois jours disposer de mes fonds, et tu n'as pas d'argent?

EDOUARD

Si fait, j'en ai. (// sort vivement par la porte qui conduit à la caisse.)

ritan, seul.

Eh bien! alors s'il a de Tardent, pourquoi attendre ainsi le dernier moment?

Edouard, revenant, très-pâle.

Ritan!

RITAN.

Hein?

EDOUARD

Je puis compter sur ton amitié, n'est-ce pas? Et tu crois bien qu'une fois tous ces gens-là payés, ma chance d'être agréé par Mlle de Kœnigstein se double?

RITAN.

Sans doute. Mais qu'as-tu ?

EDOUARD

Rien !

RITAN.

Rien ! et tu es pâle comme un mort et ton front ruisselle de sueur?

EDOUARD

Rien , te dis-je. Attends-moi ! (// rentre dans la caisse.)

RITAN.

Si je comprends quelque chose à tout ce manège, je veux que le diable m'emporte.

Edouard , sortant du cabinet , très-pâle avec des rouleaux de louis dans les mains.

Voici l'argent.

ritan.

Edouard!...

EDOUARD

L'argent du majordome , l'argent du juif, l'argent de la traite. Charge-toi de tout cela , Ritan , et ces gens payés , porte la lettre.

RITAN.

Edouard ! D'où te vient cet argent?

Edouard , fiévreusement.

Que t'importe ! C'est moi qui te le donne : c'est moi qui en réponds.

Mais !

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