‹ La ConscienceChapitre 63 sur 114 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Ah! monsieur Alden !

Vous nous sauvez !

RUHBERG.

Mon ami !

Edouard, à part.

Oh! que l'homme est grand lorsqu'il est à votre image , ô mon Dieu !

alden , désignant Edouard.

Et.... il partira....

(Edouard, resté près de la cheminée, regarde son père qui marche vers lui lentement et semble attendre sa réponse.)

EDOUARD

Oui, oui, monsieur Alden, j'obéirai.

{Passant devant Frédéric, qui est au fond du salon et qui lui serre la main, Edouard embrasse sa sœur, puis sa mère qui s'est élancée vers lui.)

madame ruhberg, sanglottant.

Mon fils !

Edouard s'approche a" Alden resté seul à droite, et avançant vers

lui sa main avec crainte, le regard suppliant. Monsieur Alden, donnez-moi votre main.

(Alden le regarde un moment en silence et retire froidement la main qu'il lui refuse.)

Edouard, accablé, va s'incliner devant son père, qui se trouve

à l'autre extrémité du salon.

Votre bénédiction, mon père.

ruhberg, maîtrisant son émotion.

Quand vous l'aurez méritée.

[Edouard se relevé péniblement. Alden, qui du regard a fortifié la

résolution de Ruhberg, remonte vers Frédéric et Charlotte qui pleure. Chrétien paraît à la porte avec les effets de voyage, Mme Ruhberg le supplie de imiter sur son fils. Edouard s'éloigne lentement de son père, fixant toujours sur lui un regard désolé; puis, tandis qu'Alden, qui s'est rapproché de Ruhberg, lui serre la main pour soutenir son courage, Edouard, suffoqué par la douleur, se jette dans les bras de sa sœur et de sa mère.

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