SCENE VIL
Les mêmes, moins Louise.
LE MINISTRE
Comprenez-vous , Stevens ! Il s'agit du bonheur de deux êtres qui me sont chers, et ce bonheur est entre vos mains.
Alors, monseigneur, j'oserai vous dire que la Providence ne pouvait mieux le placer.
LE MINISTRE
J'ai résolu de marier ma nièce Louise à mon fils Karl, mais Km! ne me semble point un partisan bien ardent du mariage ; vous, son ami, vous qu'il aime comme un frère, je vous charge de lui porter cette proposition en mon nom et de lui dire qu'il fera deux heureux en l'acceptant, moi et sa cousine, qui l'aime.
» . Edouard, Louisr, le ministre.
EDOUARD
Monseigneur, tout ce que la persuasion peut inspirer d'ardentes paroles au cœur et aux lèvres d'un ami, la reconnaissance les fera jaillir de mon cœur et de mes lèvres.
LE MINISTRE
Merci, Stevens! Oh! c'est le ciel qui vous a envoyé parmi nous. Merci, merci 1 A propos, tenez, dressez-moi ce contrat de mariage.
ÉDOUARD
Celui de la comtesse Louise avec le baron Karl?
LE MINISTRE
Non , c'est celui de la comtesse Sophie avec le comte de Meldensteim, nous ferons les deux noces en même temps. Au revoir, mon cher Stevens, je suis attendu chez le roi, je vous laisse et reviens dans quelques minutes. (Il sort.)