‹ La considérationChapitre 15 sur 97 · ARMAND, LUCIEN · texte numérisé non relu

ARMAND, LUCIEN

ARMAND, à piri.

Et moi qui m'en allais I Je ne sais si j'existe. Ou si je rôve 1

Eh bien I sommes-nous encore triste ?

ARMAND

Triste!... Après ce qu'on vient de dire? Non pardieu I Nous sommes ruinés... ruinés pas un peu, Beaucoup... complètement... Ma vie est à refaire; Mais on a, devant moi, dit du bien de mon père... Je suis riche I... Je suis heureux! Je suis content I Et je m'en vais l'écrire à mon père, à l'instant î Je reviendrai vous voir bientôt, demain peut-être ; Vous serez mon ami, puisque vous voulez l'ôbre ; Je vous aime déjà I... Mais vous comprenez bien Que ces grands messieurs-là pour moi ne peuvent rien.: Tout ce qu'ils pouvaient faire, ils l'ont fait; j'apprécie Leur indulgent accueil, et les en remercie; Ils m'ont tendu la main, quand mon front rougissait ; Ils m'ont rendu l'espoir, quand mon cœur faiblissait; Maintenant je suis plein de force et de courage, Je comprends qu'on peut tout réparer à mon âge. Le monde, que l'on croit méchant, est noble et bon ; Il n'a pas demandé mon argent, mais mon nom ! Merci, père!... Aussitôt que ton enfant se nomme, On répond : C'est le ûls de Verdier, l'honnête homme !

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