ACTE I
DUCHBSNB.
Vous avez réussi mieux que moi tous les deux.
LE DUC
Oui, vous avez raison... En ce qui me^conceme, J'admets que le hasard dans ce monde gouverne. Mon père était trop riche, et, comme lui, j'eus soin De ne pas travailler, n'en ayant pas besoin ; Mais Bernard était pauvre autant qu'on puisse Tètre, Et de mauvais élève il est devenu maître.
Par trente ans d'un travail utile et respecté L'écolier paresseux s'est réhabilité.
A Laoien.
Jeune homme, avec orgueil entrez dans sa famille; Le mérite du père est la dot de la Glle ; Que j'existe ou non, moi, personne n'en sait rien, Et tout Paris connaît Bernard, l'homme de bien ! Tout Paris l'aime et dit que la justice même Sous son nom vénéré siège à la cour suprême !
A Duoheane.
Ce qui prouve, mon cher, qu'en ce monde excellent, Le premier des bonheurs, c'est d'avoir du talent. — Sans rancune, et songeons à ce jeune ménage; Maître Tibaud, tout bas, maudit mon bavardage. Et de monsieur Dubreuil le temps si précieux Serait sans doute ailleurs occupé beaucoup mieux.
A DubrevU.
Pardon!
DUBREUIL
Monsieur le duc, croyez bien au contraire...
SAVBNATS, k part.
Trois heures!
MADAMB DUBRBUIL, «« duc.
Aujourd'hui monsieur n'a qu'une affaire; Le bonheur de son fils l'absorbe tout entier; Le reste... pour un jour laissez-nous l'oublier.
SA YEN ATS, à Tlb»«d.
Signons.
TIBAUD.
Signons.
DUGIIBSNB, k part.
Cn duc, un général, un comte 1 Que d'embarras !
TIBAUD, faisant aisner.
Monsieur Dubreuil...
DUCHESNE, à part.
C'est une honto l
TIBAUD , à Dubreuil.
Bien ! — madame Dubreuil ...
MADAMB DUBREUIL.
Avec bonheur.
Elle lisrne* TIBAUD. « X u- t
Trèsrbien !
Monsieur Lucien Dubreuil...
MADAME DUBREUIL
Va, signe, mon Lucien.
. TIBAUD, k Bernard.
Monsieur le conseiller... Mademoiselle Laure...
Elle »i^e.
Vous avez un mari charmant.