ACTE II. .i
LUCIEN
Il s'agit d'une... affaire...
DUBftEUIL.
Ennuyeuse?
Conte-nous-la...
Mon père... à vous seul... pas ici.
Venez...
DUBREUIL
Explique-toi, pourquoi trembler ainsi ?
Nous sommes en famille, et* je ne puis permolln'...
LUCIEN
Vous le voulez... Eh bien! j'ai reçu cotte lettre.... Mon père, lisez-la tout bas.
DUBREUIL
Pauvre garçon!...
Diable! mes bons amis me traitent sans façon.
A madame Dubreuil :
Voilà ce qu'on écrit au fils contre le père!
Lisez, madame.
MADAME DUBREUIL
Oh I ciel !
DUBREUIL
Vous triomphez, j'espère ?
MADAME DUBREUIL
Monsieur. . .
DUBREUIL, k Laure.
Lisez aussi, mademoiselle.
Eht quoi?
DUBRBUIL.
On n'en croît pas un mot, mais on a peur de moi.
C'est assez naturel, au fond je les excuse ;
Je suis riche, on m'envie, on m'insulte, on m'accuse...
A madame Dubrwuil.
Vous aviez deviné qu'un jour j'en viendrais là... Tout ce qui réussit doit s'attendre à cela I La foule, en nous voyant monter au-dessus d'elle, Pour nous faire tomber ébranle notre échelle! Plus les grands ont pour nous dj^stime et d'amitié, Plus messieurs les petits nous traitent san» pitié. De son méchant venin chacun d'eux nous menace : Les peureux en dessous, les plus braves en face t C'est bon signe... on m'attaque... et j'en suis honoré. Sifflez, mes bons amisl... je vous écraserai!
A Laure.
Ne craignez rien pour vous, ni pour Lucien.
LUCIEN, basa ion r ère.
De grâce.
Dites-moi...
DUBREUIL, à Lucien.
Tu n'as pas besoin de cette place ;
Nous aurons mieux ailleurs. — Ah ! messieurs les jaloux, Je ne suis pas encore assez riche pour vousl
LUCIEN, à part.
Que croire? Que penser?...
DUBREUIL
Cette nouvelle affaire,