ACTE III. 9Î
D'un indigne calcul le mcnidc me soupçonne ; D dit que je te vends, ma fille... je te donne I
▲ Lueian. •
Faites à votre tour ce qu'avant vous je fis , Travaillez, mon enfant... Embrassez-moi, mon ûlst
Son fils 1...— Oui, je serai digne de vous et d'elle 1 Je sens là, dans mon cœur, une force nouvelle! Oui, je travaillerai , rien ne me retiendra ; Autant que le devoir, Tamour me soutiendra.
A madame Dttbnoil. -
Vous l'avez entendu, ma mère... Il me la donne ! Le passé se répare et l'avenir pardonne ; Devant nous va s'ouvrir un nouvel horizon.
— Vous ne répondez pas I — Hélas I elle a raison.
A Bernard.
Les gens qui sans pitié vous accusaient d'avance S'élèveraient bientôt contre cette alliance.
D'ailleurs, certainement, je veux bien tout payer; Je suis prêt à tout perdre, à tout sacrifier; Ne croyez pas, monsieur, que j'hésite et recule ; Je ne garderai pas cet argent qui me brûle !
Les cinq cent mille francs de dot que j'ai reçus. Je veux bien les donner; je ne puis donner plus I
A madame Dubreuil.
Vous m'avez dit... d'après ce que j'ai pu comprendre, C'est sept cent mille francs que nous avons à rendre; e n'en ai que cinq cents... Et vous, ma mère, rien!
MADAME DUBREUIL
Quelques pauvres bijoux. . . prends-les, vends-les, combien ? Vingt mille francs au plus, pour le reste, que faire?
* LAURE
Vous oubliez ma dot. -
BERTHB.
En ai-je une, mou père ?
LUCIEN
Jamais!... C'est impossible I
BERNARD
Impossible I Pourquoi?
LUCIEN
Monsieur...
BERTHE
Là!... vous voyez!
BERNARQ.
Non, non, Berthe, pas toi 1 Chères filles, faisant trois parts de ma fortune, * J'avais cent mille francs à donner à chacune ; J'en gardais cent pour moi, dont je n'ai pas besoin,
A Lucien
Prenez-les. Du total, nous ne sommes plus loin... Je me charge de tout.
LUCIEN
Mais vous I
LAURE
Mais vous!
BERNARD
Peureuse I Je n'ai besoin de rien, que de te voir heureuse! — Vous vivrez avec moi, ma place y suflSra; Qu'on dise après cela de nous ce qu'on voudra ; Tout un passé d'honneur au besoin nous protège.