‹ La considérationChapitre 69 sur 97 · ACTE lY · texte numérisé non relu

ACTE lY

PIBEaB.

Âh I on y va.

ANTOIKBTTB.

Monsieur est charmant.

PIERRE

A regret.

ANTOINETTE

Vous n'aimez pas le bal ?

PIBRRB.

Quand j'y danse, je l'aime; €omme j'aime le vin quand je le bois moi-même. Mais voir les autres boire ou danser... j'en suis lasl Pardon!... Vous avez lu les journaux, et moi pas... Je continue, a On lit... »

ANTOINETTE

Les journaux I . . . Dieu m'en garde I — Depuis huit jours personne ici ne les regarde.

PIERRE

UMn«.

Vous avez tort; a On lit dans le courrier du Doubs, <( Besançon, quinze mai... » Tiens! on parle de nous!

ANTOINETTE

De nous?

PIERRE

Écoutez donc ce qu'on dit de mon maître.

Quel honnête homme!... Moi qui croyais le connaître!

ANTOINETTE, prcoMi ta joaraal «i liwni.

<c Ce noble trait ne nous surprend pas de la part de « notre honorable compatriote. Trompés nous-mêmes par

a rapparence, nous avions méconnu jadis ses excellentes a intentions auxquelles nous aimons aujourd'hui à rendre « justice. En appelant spontanément ses anciens associés a au partage de sa nouvelle fortune, M. Dubreuil a agi ff avec une délicatesse qui lui donne des droits à Testime a et à l'admiration de tous ses concitoyens, d

PIERHE

Est-ce beau t

ANTOINETTE

Post-scriptum.

PIERRE, r«pTtnan( le journal.

Post'Scriptum f

LiMànU

« Une réserve, que nos lecteurs apprécieront, nous « empêche de reproduire ici les bruits fâcheux qui circu- « lent à ce propos dans la ville contre certain personnage « bien connu à Besançon. Ce n'est pas assez de porter un « beau nom, il faut le porter dignement; et, s'appelât-on « comte ou marquis, le public a toujours le droit de « demander à ces nobles faiseurs de dupes ce que le (( père du menteur demande à son fils : Êtes vous gentil- « homme ? »

Pas trop mal I Il fait le réservé ce cher petit journal...

Il se garderait bien d'en dire davantage.

Et de nommer tout haut son certain personnage ; Mais, sans craindre un procès en diffamation. Il vous le déshonore... avec discrétion.

Bravo I

ANTOINETTE

Vous croyez donc à tout ce qu'il raconte t

ACTH IV. <01

PIERRE

A tOQtl

ANTOINETTE

Ce personnage?...

PIERRE

Eh bien 1

ANTOINETTE

C'est?

PIERRE

C'est le comte.

ANTOINETTE

Monsieur de Savenays?... Vraiment?

PIERRE

C'est lui , parbleu 1 Vous ne le trouvez pas très-ressemblant?

ANTOINETTE

Un peu.

Aussi je me disais hier... J'en suis bien aise ; Il est trop insolent I

PIERRE

Bonne àmel... Es-tu mauvaise!

ANTOINETTE

Hein?

PIERRE

Ne vous fâchez pas I — Étais-je bète, moi 1 Il me plaisait assez ce monsieur-là. Pourquoi ? Parce qu'il est fier. Oui, les grands airs me séduisent, J'estime, en général, les gens qui me méprisent.

ANTOINETTE

Chut!

lOS LA CONSIDÉRATION.

PIBHRB. *

Quoi?

ANTOINETTE

Monsieur Lucien !

PIERRE

Jl a Fair consterné...

Il regrette l'argent que son père a donné; C'est sûr.

llf tortaiii pur la droite.

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