‹ La considération; comédie en quatre actes en versChapitre 23 sur 95 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

MADAME DUBREUIL

Un |)cu. — Tu recevais quelqu'un?

LL'CIKN.

Il eût fallu Me faire prévenir.*

LADRE

Elle n'a pas voulu.

LUCIEN

Pourquoi cela?

MADAME DUBREUIL

C'était, m'a-t-on dit, un jeune homme?

LUCIEN

Charmant! Monsieur Yerdier...

A B«rtbe.

C'est Yerdier qu'il se nomme, N'est-ce pas?

DERTIIE.

Oui, monsieur,... vous le savez très-bien... Je ne vous aime plus du tout, monsieur Lucien.

MADAMi: DUBREUIL.

Tu le connais beaucoup ce jeune homme?

LUCIEN

Oui, ma mère, Beaucou[(! Monsieur Bernard esl l'ami de son père. Un ancien dé|)ulé du Doubs ou du Jura ; L'histoire est très-touclumte , on vous la contera. Le père a tout {)erdu dans une banqueroute. Et, n'ayant plus le sou, le fils s'est mis en route; Il arrive à Paris pour clK-rcIcr un emploi.. Nous le lui tr()uv;'ii)u>... luiKlciirii-i'Iic cl moi.

BERTHE

Méchant 1

LUCIEN, k B«rth«.

Je suis très-bon ; mais vous êtes meilleure.

A mad«in« Dubreuil.

Bref, nous nous connaissons beaucoup... depuis une heure. Quand do si vieux amis sont h causer entre eux, On peut les déranger sans remords. — Ça va mieux?

MADAME DUBREUIL

Très-bien ! — Il est parti , ce jeune homme ?

LUCIEN

Il nous quitte

A l'instant... mais il va revenir tout de suite; Il dîne avec nous.

MADAME DUBREUIL

Lui!

BERTIIE.

Mon père a cru pouvoir.

MADAME DUBREUIL

Il a bien fait.

LAURE

J'aurai grand plaisir à le voir.

LUCIEN, à madame Dubreuil .

Si cela vous déplaît?

MADAME DUBREUIL

« Pas du tout... au contraire ,

Qu'il vienne I

Bat.

Emmènc-les.

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