ACTE III
Je vous estime encore autant, plus que jamais.
— Le duc ne m'a point dit ce que vous semblez craindre; On ninsulle pas ceux qu'on a le droit de plaindre. Chez les honnt^tes gens vous êtes bien placé,
Et ne méritez pas d'en être repoussé.
Remplissant mon devoir de père de famille, Si je reprends la main que vous tendait ma fille, Ce n'est pas que jamais, je le dirai bien haut. Personne ait pu trouver votre honneur en défaut; Aussi n'est-ce pas vous, c'est moi que l'on accuse.
LUCIEN
Vous I
BERNARD
Le monde a le droit déjuger, il en use.
— Assis au premier rang parmi les magistrats,
Je suis de ceux qu'il faut qu'on ne soupçonne pas; Je dois donc éviter jusqu'à l'ombre d'un blâme.
— Votre père...
MADAME DUBREUIL
Monsieur...
BERNARD
Ne craignez rien, madame.
A Lucien.
Votre père, — il est tard pour le voir aujourd'hui ; Est trop riche pour nous, nous trop pauvres pour lui; El les méchant» jaloux, dont le monde fourmille. M'accuseraient bientôt d'avoir vendu ma fille... Je la garde I