SCÈNE VI
LANDREMOL, couché, IRMA.
IRMA, d'une voix douce.
Mon ami, dors -lu ?
LANDREMOL.
Brrr ! rrrrr !
IRMA, b elle-même.
Il dort! (eiu pose ie bougeoir sur la ubie.) Pauvre Edmond !
{ 'aurais tort de lui garder rancune... Il est jaloux de ce ►aron... ne suis-je pas un peu jalouse aussi, moi? (Haut.) Edmond, tu m’en veux toujours ?
LANDREMOL.
Brrrl rrrrr!
IRMA
Voyons, monsieur, ne faites pas semblant de dormir... C’est moi, c’est votre petite femme qui vient faire la paix...
Brrrl rrrrr 1
IRMA, avec impatience.
Oh ! mais tu ne dors pas ! (Prenant le bougeoir.) C’est impossible! (Criant.) Edmond !... Edmond!...
LANDREMOL.
Brrr ! rrrrr !
IRMA
Mon petit Edmond!.*.. (Elle s’approche, Landromol se pelotonne et fourre son nez dans les oreillers. Ah ! tu ne dors pas... Répondsmoi... ou je mets le feu aux rideaux.
LANDREMOL, se redressant effrayé.
Crelotle ! Fartes pas ça!... ne mettez pas le feu ! !
IRMA, poussant un cri.
Ah! au secours!... qui êtes-vous?
LANDREMOL, ia regardant en ronflant.
Brrrrr!...
IRMA
Un somnambule I
LANDREMOL.
Je suis pas somnambule. /
IRMA
Un voleur !
LANDREMOL, gesticulant.
Je suis pas un voleur!
IRMA
Majsqui êtes-vous? parlez... parlez donc, monsieur!...
LANDREMOL.
Je peux pas dire ! je peux pas dire !...
IRMA
Ah! mon Dieu!... c’est un fou. Levez-vous, monsieur! levez-vous à l’instant ! - '