LE PARDON
Malêzieux alla redemander de douce* inspirations aux lAuses de Châtenay; le cafdinalde Polignac, rappelé de son abbaye, reprit les hostilités contre Lucrèce ; Pompa-
doûr se promit, bien de ne plus rédiger de^
d manifeste; mademoiselle Delaunay écrivit
ses. mémoires , et l'inconstance du chevalier
de Mesnil lui fit plus d'une fois regretter les
murs de sa prison ; L'aval eut ordre de voyager et ne rougit pas à son retour de «toucher encore sa pension ; l'auteur desPhilippiques, lui-même, eut la permission de revenir à Paris, et Richelieu, impatient de consoler tous les beaux yeux qui avaient pleuré son absence, courut de boudoir en Boudoir pour acquitter les dettes qu'il avait contractées du haut des tours de la Bastille.
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Le duc du Maine serait mort de peuf au ^
château de Dourlens*s'il y fut resté plus long-tems. Persuadé qu'on en voulait à sa vie, il tremblait sans cesse devant son gardien; dans son incroyable humilité, il n'écrivait ni ne recevait jamais une lettre sans
la montrer à Favancqurt ; ne lisait pas un
livre qu'il ne lui en eût deihandé la permission ; n'osait pas lui faire une seule question sur, la cour, pâlissait au moindre bruit, et croyait, dès que la porte s'ouvrait, qu'on venait le chercher pour le conduire au sup]f)lice. Aussi, sa joie fut extrême de revoir son château de Clagny , car il ne voulut pas d'abord retourner à Sceaux de peur d'y rencontrer la duchesse ; il ne lui pardonnait pas de l'avoir fait, malgré lui.
£oifs|>irateur et surtout |Nrisoatiier d'État. Pottr feUe, orgueUfeuse «t craiiitiye^ «He «rvait oiadeDu par ees cris et «es [Mières d'être trén^rée «du dbâteau de Dijon qu'elle niétestait dans la citadeUe de<llhalaD$ qu'elle a'atmait pas daioittage :: tsa cdLère «t ses
(terreurs ia sntvirroEt dans sa nouvelle pdr
-smi. C'était la même crainte de Téchafaiid^ la même abondance de leitl2>es à tous les ministares pour iprptester de son innocence.; c'étsdent ies soémes imprécations contre Dubois et le pë^nt. Pour toute v^i^eance^, ce prince n'exigea que l'aveu de sa Ê^ute :
à oet efietiy Le fibnc adnessa^ par «son or- *ére,y des ânstnictisoiDS à La IÇillarderie.
Ce jeune officier^ élevé dans un profond respect pour tout ce qui ten^ à ia «cour ,
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Crakait la ^udiesae du Maine platot en reiae ^'en prisonnière d'Etat : il bi^it la lettre du laûiistre qui lui ofËrait le moj^w de mettra un terme au): ennuis d'usie captivité qu'il partageait.
x\près avoir médité le rôle qui lui était confié, il représenta cfaea la princesse Sdus ie pnéteste de lui demander s'il itn serait agréable de continuer la partie d'édiBCs qu'ils avaient commencée la veille. « Aroc
plaisir y dit-elle , j'ai ^besoin plus que jamais de distraction. Est -il vn sort plus triste que le mien ? Arrêtée sur de vains soupçons, traînée de prison en prison, sans égards pour mon nom ni pour mon rang; séparée de tous mes amis, prisonniers comme moi, destinée -k périr dans