‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 103 sur 121 · CHAPITRE XIÏ. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIÏ. a

bientôt libre. Votre Altesse retrouvera, ses

plaisirs et ses honneurs.

LA DUCHESSE

Je ne l'espère plus : ils veulent ma tête !

LA BILLARDERIE

Ah! madame! jamais M. le régeijt

LA DUCHESSE

Si ce n'est lui, ce sont ses conseillers. A-t-il daigné seulement répondre à înes lettres (i)? et pourtant j'étais descendue jusqu'à lui demander grâce 1 Moi ! suis-je assez humiliée?

LA BILLARDERIE

Il est bon , il est généreux , et s'il n'a pas

(i) Lettres des 3 et 14 décembfc, où elle demandait grâce pour elle et ses amis.

encore écouté le mouvé»ent àe son coeur y c'est qu'il n'est pas k maître dfixitevraiiipre le cours de la justice. Qui sait si les autres prisonniers n'tmt point pc(rié 9

LA nUCHESSF.

Que tn'importe?

LA BILLARDERIE

S'ils n'ont pas fait des révélations qui ont compromis Votre Altesse ?

I«a' PUG^UESSE.

Ce serait ime imposture.

La peur est mdiscvète, et isi langue: dTun abbé est rarement muette sous lesverrôux.

ïiA DUCHESSE.

Que voulez-vous- dire?

CtlAPfTRE XH.

LB BICIiARDBRIE.

L'abbé «rigautt

Z.A DtFCHBSSS.

Eh bien î

£A BIEEABIOAIK.

Sî j'en croîs ce qotcm m'écrift de Pari», il a déclaré que Vôtres Ahesse l'avait enpto^ à entretenir une correspondasee secrète avec le prince de GeHamaive. Il a BEiéme ajoolé que c'était k voire sdUtcitation qu'on

ava^ demandé de l'aident à k cour d'ËSr pagne (*i>

LA lIlICgKHSK.

Le lâche! Yous savez ^ BBonaieury Umt6 ma confiance en vous y et voaa la nxériteai

(i) Déclaration de Tabbé Brigault à la Bastille , le 2.4 avril 1719.

a 56 LE PAIIDON.

par vos égards et par vos attentions. Je vous dirai comment j'ai connu cet abbé Brigault.

Ce fut M. de Ppmpadour qui me le présenta comme un homme dont la plume pouvait m'être de quelque utilité dans le

procès des princes. Cette première visite se

passa entre nous trois, et «dura environ

ime demi-heure. Je lui parlai de deux ouvrages qu'il avait déjà composés : la Réponse

à Fitz-Moritz et la Requête des États-Généraux. Après cela, noiis causâmes d^affaire d'Espagne, et je lus à l'abbé la minute des lettres de Philippe V au roi et aux parlemens de France. Voilà la seule et unique fois que j'aie vu l'abbé Brigault. S'il a dit autre chose, il a menti (i).

(i) Il y en a nn des deux.

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