‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 12 sur 121 · CHAPITRE VU. îi · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. îi

se plaisait à profaner tout ce qui sur la terre a droit à nos hommages, fut admis à toutes les distinctions humaines pendant sa vie 9 et qu'après sa mort on lui fit, comme à Mazarin, de royales funérailles. Ce n'était pas sans doute à l'homme dépravé que s'adressaient ces honneurs , mais à l'homme d'État j au négociateur habile. En effet , ce serait manquer à la vérité de l'histoire si , après avoir flétri ses vices , on ne rendait pas justice à ses qualités ; car pour diriger les affaires d'un État comme la France, pour balancer dans sa main les destinées de l'Europe, il ne faut pas être un homme vulgaire ; la correspondance et les notes diplomatiques de l'abbé Dubois (i) attestent

(i) Après avoir lu aux archives des Affaires Étran-

qu'a atait ^^e iête poliâqu^ fibrfemmil: oi^ gankéfi , im e^ril inépuiwbte w ressources, une grande netteté de vues, de la fer* meté, et une haute idée de la force et de la dignité de son pays. Auasi, est -r ce lui qui joua le premier rôle à Londres dans cette célèbre alHanee qui paralysa l'ambition d'Albéroni, déconcerta 1-espôîr de la cour d'Espagne, et donna la paix à l'Europe.

La négociation touchait à son terme, et Dubois avait envoyé au régent ta copie du traité prêt à signer entre la France, l'Em-

gères toute la correspondance de Tabbé Dubois sur le traité fie la quadruple ^lli^nce, nous avons éprouvé le regret de ne pas voir imprimer cette correspondance qui dénote de grandes vues et une haute capacité.

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