CHAPITRE VII
LE MARÉCHAL d'eSTRÉES.
M. le marquis de Torcy a raison. Une rupture avec rempereur engendrera en Italie 9 en Alsace, en Flandre, une lutte qui ne peut que devenir fatale , parce que l'Eu?
rope tout entière 3e liguera contrele prince qui voudrait recommencer le système désastreux du règne dernier. Nous perdrions nos alliés j et si, parle plus grand de» mal- ];ieurs9 la succession de France venait à s'ouvrir dans ces conjonctures, si tout à la fois Philippe V voulait ressaisir la couronne de France, et Charles VI reconquérir le royaume d'Espagne, Son Altesse Royale se trouverait sans ressources au dedans et au
dehors , parce que toutes les puissances II. ^
34 hE PAMtKMtpT^L*
profiteraient de notre embarras pour nous dicter des Ibis.
LB MJLKÉXatAL DE Vlt^LAAS^
M; le marééhal dlSsIrées vient de soulérer )e point capital auquel il est à crain^ dre qu'on nerajiîaclie tout Tesprit du traité: Itbus sommes très ftarsuadés que Son Altesse Royale désire la vie du roi , comme nous la désirons tous tant que nous som^ mes ; mais il n'y a personne qui puisse s'é^ tonner que Son Altesse Royale ne porte ses Vues plus loin, (i)
LE RÉGENT
Maréchal !...
(i) Paroles expresses de Villars. Voir ises Méfhoii>M.
cfffAPrme vii. 35
YJLLARS.
Mtefwe^tifeor, csommenf les atiesctr^s qa^'û est libre à tout partieHiier de prendre darns sa- feonUe pot» ne pas kisser* éefaapper une succesMo» <{» le regàrde^, seraientelœ lÉkmé^ èàim un prince auquel la sucoessio» du royasme de^ IVance peut légiltijftemenf tomber?^ Voi» ne pouvez y aToir de concurmnt que le rei d^JB^pagne:
cepvince veut n^âgrtodir en^ Iftâie; aidezle â&Ac: plus vous eenMBuerez (fe ce c6të àrsott agta!*dfeseHien€, mon» ff sera tenté <te y«>U8^ tro»fe*ei» dans vos prétentions k h' couronne de France: la politique efEfion^ neur sont (Ssteeord' cEins le comefl que je dwiWÉ à l^cPipe Altesse Itoyate.
36 us PALA.I&-ROTAL.