CHAPITRE VII
M. le duc dû Maine daignera s'en souvenir et qu'il ne me forcera plus à aller le lui rap** pder k Sceaux ( i ).
Il me reste à répondre sur ma prédilecr tien pour l'Angleterre. Ce n'est pas la première fois qu'on a fait cette observation :
déjà M. le maréchal de Villars a témoigné quelque regret de ce que je m'enfermais
(i) Aprè^ son explication avec Louis XIV sur les bruits injurieux répandus contre lui, le duc d'Or^ léâns était aile à Sceaux, et, la main sur la garde de son épée, avait forcé le duc du Maine, complice de
ces calomnies, à faire cette déclaration devant la
ducWsse du Maine et sa cour : « Je reconnais avec plaisir que M. le duc d'Orléans mérite toute mon estime, et je le prie de me garder un peu de
son amitié. >*
(Mémoires du tèms.) IL 4
So LE PALAIS-ROTAL.
trop souvent tête à tête avec les ministres anglais. Mais le conseil a-t-il oublié ma réponse à Walpole (i)? Et celui quia déclaré qu'il n'y a aucun prince en Europe qui
(i) « Dès que mes alliés seront contens, je le serai. Les conquêtes qui se font en Italie les regardent uniquement.
« Quant à l'Allemagne, j'ai déclaré que je n'y faisais la guerre que pour affaiblir mes ennemis « sans dessein de garder ce que j'y prendrai. Je persiste dans cette résolu tion,, et l'Angleterre doit se reposer sur la parole que j'en donne.
« AusurpluSy l'offre de la médiation du roi l'Angleterre me plairait s'il n'était point armé ; aussi je veux bien qu'il sache qu'ii n*j a aucun prince en Europe qui puisse me donner la loi, ou de qui je veuille la recevoir. Tels sont mes sentimens; vous pouvez en -rendre compte à votre maître. »
" (Lettre autographe du Régent. Archives du Palais-RoyaK)