‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 41 sur 121 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

sirs des princes furent attachées à la cour y sous le nom de fïlles d'amour ( i ) y Catherine de Médicis les remplaça par de$ filles ndbles 9 auxquelles elle donna un titre qiie la malignité publique accueillit comme uiie ironie, elle les appela FïUeJ^ d'honneur, lés plaça dous la garde d'une sùriùtendante (2), et. les fit sei*vir à la table de ses fils, sans autres voiles qu'une couronne de fleurs (3).

A. l'avènement de Charles IX , les corporations des courtisanes furent abolies (4), fet chacune eut la liberté de disposer de ses at-

(i) Brantôme.

(2) Ôrdonh-ance de x558.

' (Vi Fête donnée par Catherine de Médicis à Chenonceaux.

(4) États d'Orléans, i56o.

96 LA. COURTISAKE.

traits. Sous Louis XIII, une de ces Laïs, ' vive , amusante et passionnée , se mêla aux intrigues politiques, conspira au sein des plaisirs , vit à ses genoux Cinq-Mars et Richelieu, passa tour à tour des bras de la victime dans les bras du bourreau , et, par un caprice dévot , fit servir sa beauté à la gloire de l'Église (1). Sous Louis XIV, une nouvelle Aspasie, sophiste ornée de toutes les grâces de l'esprit., et coquette parée de tous les dons de la nature, fit de la volupté

(i) ChâtilloD et Chavagnac, tous deux protestans, lui offrirent leurs vœux ; elle leur promit de les accueillir s'ils se convertissaient à la religion catholique. Ils se dirent , en parodiant Henri IV : « Marion vaut bien une messe : » ils se firent catholiques , et Marion de Lorme leur tint parole.

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