‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 61 sur 121 · IL · texte numérisé non relu

IL

l4^> LOPiRA.

LE RAGENT

Il m'y a poursuivi pour me parler d'affaires : a A demain , » lui ai-je dit. Il a pris de l'humeur, et l'imbécille est allé se coucher.

LA COMTESSE DE PARABÈRE

Croyez plutôt, monseigneur, qu'il veillé à vos intérêts. Je , suis sûre qu'il voulait vous entretenir d'ime chose de la plus haute importance,* car depuis deux jours il a l'air fort soucieux; si Votre Altesse Royale daignait nous dire....

LE RJÉGENT ( U pretunt par la ttaîn )•

Lève-toi, regarde-toi dans cette glace ^ et dis-moi si c'est à un |>areil miiiois qu'on doit parler affaires ?

lïOCÉ.

Je ne sais pas quels augustes soins pré-

CHAPiTRÉ ÏX. il^*j

occupent M. Fâbbé , mais je Fat reconnu, il y a deux jours^ dans une voiture grise qui sortait de chez la Filhon ; c'était sans doute aussi poui" affaire d'État.

LA I>UCHESS£ DE FALAHIS.

Peut-K)n prononcer ici le nom de cette vilaine femme ?

île RÉGEITTi

Rassurez -vous , belle duchesse : eUe s'amende: (iroiriez-vous qu'elle est venue ce matin à mon audience ?

LA DUCHESSE DE ï'ALARtS.

L'impudente !

CONFLAKS.

JTy étais et j'ai ri comme un fou : c'était du fruit nouveau : la Filhon en habit de pé^ nitence !

1 48 L OPJÉKA.

MADAME d'aYEENJE:.

Que venait-elle donc demander à mon-»

seigneur?

LA COMTESSE DE PARABÈRE

Ou lui offrir?

LE RAGENT à madame d*ATerne.

\ous savez que j'ai signé la liste des bénéfices , et comme je n'ai point oublié vos amis , vous êtes cause qu'on a dit : « que j'avais accordé plus à la grâce qu'au mé-

rite. » La Filhon voulait avoir sa part. « Mon- . seigneur, me dit-elle, d'un air modeste et contrit, je renonce aux vanités du monde.

— Qui ? toi? — Oui ; ce monde est rempli de pièges , je les connais, j*en ai même inventé pour surprendre l'innocence ,, et aujourd'hui je les redoute pour moi-même;

Page 1