‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 87 sur 121 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LS BÉGSirT.

Anne d'Autriche fiit jdns indulgente pour le vainqueur de Rociroy ^ elle l'envoya cultiver des fleurs au donjon de Vincennes.

BERWIGK.

£t il en sortit pour combattre les armées du roi et se mettre à la tête des Espagnols^ Ah ! monseigneur, s'il n'est pas de plus grand malheur que la guerre civile , il n'est pas de plus grand crime que d'appeler l'étranger dans son pays ; mais qu'il se montre ! mon épée n'est pa^ encore rouillée dans le fourreau.

SAIWT-SIMOTr.

Ainsi donc, maréchal, vous feriez la guerre au roi d'Espagne , vous le vainqueur d'Almanza, vous qu'il a créé grand d'Es-

ai6 tA. BASTILLE.

pagne , duc et chevalier de la toison d'or l

BERWIGBL.

La France m'a adopté , et tout mon sang appartient à la France : c'est en son nom que je combattais en Espagne pour mettre Philippe V sur le trône ; mais si ce monarque tourne ses armes contre nous, si ses troupes menacent nos frontières , mon bras n'est qu'à mon pays.

LE lUÉGENT.

Maréchal 9 de tels sentimens honorent autant que d^ victoires ; mais il est encore possible que cette guerre n'ait pas lieu :

j'attends la réponse du cabinet de Madrid, et j'espère que Philippe V réfléchira avant de se mesurer avec la France, l'Empire et l'Angleterre.

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